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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 154 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 154
p. 154 — Gallica (BnF)
pere de Ciceron disoit ce propospère de Cicéron disait à ce propos
Lis. 2.
en riant, qu’ vn seruiteur de Syrie,en riant, qu’un serviteur de Syrie,
Vt quisVt quisd’où
d’ où estoient les Iuifs, se trouuoitquisd’où étaient les Juifs, se trouvait
timè
ordinairement d’ autant plus méordinairement d’autant plus méchant,
chant, qu’ il sçauoit mieus par lerméchant, qu’il savait mieus par
ita esse
Grec. Par où il semble que si les
simum.
Peintres ont bien donné le nom dePeintres ont bien donné le nom de
corruption la mixtion de leurscorruption à la mixtion de leurs
couleurs, il peut estre appliqué encouleurs, il peut être appliqué encore
core plus proprement la confuencore plus proprement à la confusion
sion du langage, qui pert tout faitconfusion du langage, qui perd tout à fait
l' eloquence.Et qu’ on peut soustel’éloquence. Et qu’on peut soutenir,
nir, que toutes ces citations dontsoutenir, que toutes ces citations dont
nous parlons, ne sont pas plus vtinous parlons, ne sont pas plus utiles
les dans vne Oraison, que les fleursutile dans une Oraison, que les fleurs
rouges & bleuës, qui sont la ruïnerouges et bleues, qui sont la ruine
des bleds où elles croissent.Voionsdes bleds où elles croissent. Voions
ceste heure les raisons du partyà cette heure les raisons du parti
Contraire.
Premierement pour ce qui estPremièrement pour ce qui est
de la diuersité des langues, le rede la diversité des langues, le reproche
proche de leur origine n’ empeschereproche de leur origine n’empêche
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