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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 150 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 150
p. 150 — Gallica (BnF)
Si est -ce qu’ il est certain que les
plus grands personnages n’ ont pas
1ouuent aeuar, ne de odppiequer1ouvent aeuar,ne de odppiequer
ce trauail.Et on ne peut nier queà ce travail. Et on ne peut nier que
nous n’ aions veu depuis peu desnous n’aions vu depuis peu des
traductions si excellentes, qu’ ellestr bruitions si excellentes, qu’elles
n’ ont gueres moins acquis de gloin’ont guère moins acquis de gloire
re cous qui les ont faites, que legloire à cous qui les ont faites, que le
premier ouurage en pouuoit auoirpremier ouvrage en pouvait avoir
donné son autheur.La raison dedonné à son auteur. La raison de
mon conseil est fondée, sur ce quemon conseil est fondée, sur ce que
ne manquant ceus qui ie le donne manquant à ceus à qui je le donne
ne que la valeur des pensées, & ladonne que la valeur des pensées, et la
grandeur de la conception, puis
qu’ ils ont l' elocution excellente;qu’ils ont l’élocution excellente;
C’ est sans doute que quand ils appliC’est sans doute que quand ils appliqueront
queront la beauté de leur langageappliqueront la beauté de leur langage
quelque bonne matiere toute dià quelque bonne matière toute digéré,
gerée, ils en pourront former desdigéée, ils en pourront former des
pieces d’ eloquence qui seront depièces d’éloquence qui seront de
tres - grand pris.Et ie m’ asseuretrès grand pris. Et je m’assure
qu’ ils reconnoistront alors, que laqu’ils reconnaîtront alors, que la