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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 149 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 149
p. 149 — Gallica (BnF)
qu' il faut prendre cela comme vnequ’il faut prendre cela comme une
exhortation ceus qui ont assez deexhortation à ceus qui ont assez de
naturel & d’ industrie, pour imiternaturel et d’industrie, pour imiter
en tout ce laborieus animal.Ce qui
n’ empesche pas que beaucoup d’ aun’empêche pas que beaucoup d’autres
tres ne puissent s’ occuper loüabled’autres ne puissent s’occuper louablement
ment de moihdres trauaus, selonJouablement à de moihdres travaux, selon
la portée de leurs forces; & que plula portée de leurs forces; et que plusieurs
sieurs mesmes ne se soient souuentplusieurs mêmes ne se soient souvent
amusez traduire par quelque soramusez à travire par quelque sorte
te de diuertissement, qui estoientsorte de divertissement, qui étaient
tres - capables de produire de leur
Chef de fort bonnes choses.Car enChef de fort bonnes choses. Car encore
core que Seneque ait fait quelqueencore que Sénèque ait fait quelque
inuectiue dans l' vne de ses epistresinuective dans l’une de ses épîtres
contre les interpretes, comme s’ ilscontre les interprètes, comme s’ils
n’ auoient rien de genereus; quen’avaient rien de généus; que
plusieurs les comparent aus petits
Peintres, qui s’ amusent copier desPeintres, qui s’amusent à copier des
Originaus; & qu’ on leur reprocheOriginaus; et qu’on leur reproche
souuent ce demi vers d’ Horace,souvent ce demi vers d’Horace,
O imitatores seruum pecus.Ô imitatores servum pecus.
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