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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 143 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 143
p. 143 — Gallica (BnF)
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Car ie pense qu’ au lieu d’ attribuerCar je pense qu’au lieu d’attribuer
l' affection, que tant de personnesl’affection, que tant de personnes
témoignent auoir pour ces liurestémoignent avoir pour ces livres
fabuleus, leur propre merite; onfabuleus, à leur propre mérite; on
la peur bien mieus rapporter cétla peur bien mieus rapporter à cet
instinct naturel que chacun ressent
de connoistre non seulement cede connaître non seulement ce
qui a de l’ admiration, selon le dire
d’ Aristote, mais encore ce qui est
indefini & sans limites, comme sontindefini et sans limites, comme sont
les fables, cause qu’ elles ont en celes fables, à cause qu’elles ont en cela
la quelque sympathie auec nostrecela quelque sympathie avec notre
esprit, dont l’ actiuité ne se borneesprit, dont l’activité ne se borne
point, par ce que sa nature est in fipoint, par ce que sa nature est in finie.
nie.C’ est vne raison de Physique,finie. C’est une raison de Physique,
en voicy vne autre prise de la Moen voici une autre prise de la Morale.
rale.On ne doute point que lesMorale. On ne doute point que les
bassions n’ agissent bien plus puisbassions n’agissent bien plus puis1amment
1amment sur les ames vulgaires &puis1amment sur les âmes vulgaires et
ignorantes, que sur celles des sçaignorantes, que sur celles des savants,
uans, qui ont appris les moderer,savants, qui ont appris à les modérer,
& qui les ont comme domptées paret qui les ont comme domptées par