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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 142 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 142
p. 142 — Gallica (BnF)
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tent sans paroles, pour n’ auoir enchantent sans paroles, pour n’avoir enCore
Core que la simple connoissanceenCore que la simple connaissance
des notes de la Musique.
On m’ a fait quelquefois vne obOn m’a fait quelquefois une obiection
iection là dessus, que ie veus bienobiéction là-dessus, que je veux bien
rapporter icy pour la resoudre, si ierapporter ici pour la résoudre, si je
puis.C’ est que l’ eloquence estantpuis. C’est que l’éloquence étant
Vhe faculté populaire, & qui deVhe faculté populaire, et qui demande
mande l’ approbation de la multidemande l’approbation de la multitude,
tude, il semble qu’ on ait tort demultitude, il semble qu’on ait tort de
mépriser les ouurages qu’ elle estimépriser les ouvrages qu’elle estime,
me, comme il paroist bien qu’ elleestime, comme il paraît bien qu’elle
fait ceus dont nous parlons, par le
cours qu’ ils ont, & le grand debitcours qu’ils ont, et le grand débit
qu’ en font les Libraires.La premieM’en font les Libraires. La première
re de deus réponses que ie veuspremière de deû réponses que je veux
donner cela est particuliere, & redonner à cela est particulière, et regarde
garde les Romans & les liures d’ Aregarde les Romans et les livres d’Amour,
mour, qui pour estre tres - mal faits,d’Amour, qui pour être très-al faits,
comme ils sont assez souuent, necomme ils sont assez souvent, ne
laissent pas d’ estre plus recherchezlaissent pas d’être plus recherches
que les meilleurs qui se publient.