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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 144 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 144
p. 144 — Gallica (BnF)
I31
la meditation.Or c’ est le proprela méditation. Or c’est le propre
des narrations fabuleuses d’ exciter
les passions humaines qui nous
charment le plus.Ce n’ est donc
pas merueille si les liures de fablespas merveille si les livres de fables
plaisent dauantage la multitudeplaisent davantage à la multitude
impertinente, qu’ aus hommes sçaimpertinente, qu’aus hommes savants
uans & iudicieus, qui sont en fortsavants et judicieus, qui sont en fort
pétit nombre; & par consequentpétit nombre; et par conséquent
si ces compositions sont les plus resi ces compositions sont les plus recherchées
cherchées de toutes, non pas caurecherchées de toutes, non pas à cause
se de leur eloquence, ni de leur boncause de leur éloquence, ni de leur bonté
té formelle, mais seulement pourbonté formelle, mais seulement pour
l’ amour de la matiere qu’ elles traitl’amour de la matière qu’elles traitent.
tent.La seconde réponse que ietraitent. La seconde réponse que je
donne l’ obiection proposée estdonne à l’obiection proposée est
plus estenduë, & peut seruir renplus étendue, et peut servir à rendre
dre raison de l’ estat qu’ on fait derendre raison de l’état qu’on fait de
tant de liures qui s’ impriment iourtant de livres qui s’impriment journellement
nellement sut toute sorte de sujets,journée sut toute sorte de sujets,
& qui pour n’ auoir rien de bon niet qui pour n’avoir rien de bon ni
de recommandable, ne laissent pas