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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 141 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 141
p. 141 — Gallica (BnF)
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passent pour ouurages des Muses.passent pour ouvrages des Muses.
l’ auoüe mesme que nous auons veul’avoue même que nous avons vu
de puis peu de ecs irures de berge.
ries & d’ auantures amoureules,ries et d’aventures amoureules,
composez auéc tant d’ art, de gracomposéz ééc tant d’art, de grâces,
ces, & de iugement, qu’ on ne leurgrâces, et de jugement, qu’on ne leur
peut dénier vn rang auantageuspeut dénier un rang avantages
entre les pieces eloquentes de ceentre les pièces éloquentes de ce
siecle.Ce n’ est donc pas aus Rosiècle. Ce n’est donc pas avis Romans
mans simplement qui i’ en veus,Romans simplement à qui j’en vus,
nià tout ce qui est écrit de bon sensnià tout ce qui est écrit de bon sens
sur quelque matiere que ce puissesur quelque matière que ce puisse
estre.Ie me moque de tous ceus quiêtre. Je me moque de tous ceus qui
veulent triompher de quelques
mots bien arrengez ce leur semble,
bien qu’ ils n’ aient aucune concebien qu’ils n’aient aucune conception
ption raisonnable; qui nous penconception raisonnable; qui nous pensent
sent debiter de la cresme foittéepensent débiter de la crème faittée
pour vne solide nourriture; & quipour une solide nourriture; et qui
écriuant la mode, comme ils diécrivant à la mode, comme ils disent,
sent, mais sans science & sans iugedisent, mais sans science et sans jugement,
ment, ressemblent ceus qui chan ¬jugement, ressemblent à ceus qui chantent