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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 139 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 139
p. 139 — Gallica (BnF)
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qu’ ils auoient esleuées sa vertu,qu’ils avaient élevées à sa vertu,
nous enseigne en vn autre endroit,nous enseigne en un autre endroit,
que d’ emploier de beaus mots exque d’emploier de beaus mots à expliquer
pliquer vne chose de neant & ridiexpliquer une chose de nant et ridicule,
cule, c’ est faire comme ceus quiridicule, c’est faire comme ceus qui
donnent des habits Roiaus vndonnent des habits Royaus à un
singe.Et sans mentir nous pousinge. Et sans mentir nous pouvons
uons soustenir, que les plus bellespouvons soutenir, que les plus belles
paroles du monde sans la soliditéparoles du monde sans la solidité
des choses, ne sont pas plus consides choses, ne sont pas plus considérables
derables que des coups de canonconsidérables que des coups de canon
sans boulet, qui font quelque bruit
& ne touchent personne.Prendreet ne touchent personne. Prendre
bien de la peine a écrire, & ne rienbien de la peine a écrire, et ne rien
dire de serieus; c’ est cultiuer soidire de sérieus; c’est cultiver soigneusement
gneusement son champ, & mansoigneusement son champ, et manquer
quer le remplir de bonne semenmanquer à le remplir de bonne semence.
ce.Et tant s’ en faut qu’ vn tel dissemence. Et tant s’en faut qu’un tel discours,
cours, qui n’ a rien que l’ écorce podiscours, qui n’a rien que l’écorce polie
lie & luisante, soit estimer, quepolie et luisante, soit à estimer, que
s’ il en falloit faire eslection, ou d’ vns’il en fallait faire élection, ou d’un
autre plus grossier, mais qui auroitautre plus grossier, mais qui aurait