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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 124 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 124
p. 124 — Gallica (BnF)
II1
de choses auec la Françoise, & quede choses avec la Française, et que
la plus ancienne communique soula plus ancienne communique soutierre
tierre a Padtre reo preeepteds Poatsoutierre a Padtre reo preeepteds Poat
le monde auoüe qu’ vne infinité dele monde avoue qu’une infinité de
Da mes & de Caualiers parlent exDa mes et de Cavaliers parlent excellemment,
cellemment, par la seule bonté deexcellemment, par la seule bonté de
leur nourriture, & de l’ air de laleur nourriture, et de l’air de la
Cour; s’ ils y adioustent neanmoinsCour; s’ils y ajoutent néanmoins
les regles de l’ art, c’ eft sans douteles règles de l’art, c’eft sans doute
qu’ ils se rendront incomparablequ’ils se rendront incomparablement
ment plus capables de iuger deincomparablement plus capables de juger de
tout ce qui concerne la pureté &tout ce qui concerne la pureté et
les graces de leur langue.Ie dis aussiles grâces de leur langue. Je dis aussi
que bien qu’ il y ait assez de personque bien qu’il y ait assez de personnes
nes qui les seules Grammaires vulpersonnes à qui les seules Grammaires vulgaires
gaires suffisent pour se rendre tresvulgaires suffisent pour se rendre trèsentendus
entendus en ce qu’ elles enseignent,trèsentendus en ce qu’elles enseignent,
s’ ls conioignent d’ abondant la
Grecque auec la Françoise, il ne seGrecque avec la Française, il ne se
peut faire qu’ ils ne rendent leur
cOnnoissance beaucoup plus parcOnnaissance beaucoup plus parfaite,
faite, veu la grande dependanceparfaite, vu la grande dépendance