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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 122 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 122
p. 122 — Gallica (BnF)
I0s
langue.Ie sçai bien qu’ au contrairelangue. Je sais bien qu’au contraire
il n’ y en a point souuent qui l’ enil n’y en a point souvent qui l’ent2nucnt
t2nucnt moni, ce qua e passsstl’ent2nucnt moni, ce quae passsst
auec plus d’ imperfection.Ce n' estavec plus d’imperfection. Ce n’est
pas aussi mon intention de conclupas aussi mon intention de conclure
re que ceus qui n’ ont nulle conconclure que ceus qui n’ont nulle connaissance
noissance du Grec, ne puissent estroconnaissance du Grec, ne puissent estro
tres - eloquens en François.Il y a
Vne infinité de personnes qui parUne infinité de personnes qui parlent
lent & écriuent en perfection lesparlent et écrivent en perfection les
langues vulgaires, encore qu’ ils
1gnorent la Grecque & la Latine.1gnorent la Grecque et la Latine.
Mais ie pretends bien, qu’ où il seraMais je prétends bien, qu’où il sera
question de donner son auis ausquestion de donner son avis aus
choses douteuses de nostre langue,choses douteuses de notre langue,
que le peuple n’ a pas encore deterque le peuple n’a pas encore déterminées,
minées, & qui peuuent auoir queldéterminées, et qui peuvent avoir quelque
que rapport la Grecque, commequelque rapport à la Grecque, comme
1l se voit par les exemples que nous
venons de donner, celui qui possevenons de donner, celui qui possédera
dera le Grec & le François sera toutpossédera le Grec et le Français sera tout
autrement capable d’ en iuger, queautrement capable d’en juger, que