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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 117 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 117
p. 117 — Gallica (BnF)
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lent estre creus de ce qu’ ils disent,veulent être crus de ce qu’ils disent,
& qui ne parlent qu’ auec des axioet qui ne parlent qu’avec des axiomes.
mes.Et par consequent bien queaxiomes. Et par conséquent bien que
la sentence soit la plus essentielle
partie de l’ oraison, elle ne laissera
pas d’ estre vn vice, si on la rendpas d’être un vice, si on la rend
trop frequente.Voila ce que i’ aitrop fréquente. Voilà ce que j’ai
creu deuoir dire de l’ applicationcru devoir dire de l’application
des figures, par ce qu’ il me semble
auoir remarqué que beaucoup peavoir remarqué que beaucoup péchent
chent autant par serupule, quandpéchent autant par servpule, quand
ils s’ en abstiennent tout fait, queils s’en abstiennent tout à fait, que
par trop de liberté, quand ils en vpar trop de liberté, quand ils en usent
sent immoderément.usent immodérément.
Il me reste vne consideration Il me reste une considération à
faire, où me porte tant de nomsfaire, où me porte tant de noms
estranges que nous venons de proétranges que nous venons de prononcer,
noncer, & que les François aussiprononcer, et que les Français aussi
bien que les Latins, ont emprunte
des Grecs.Ce n’ est pas que ie nedes Grecs. Ce n’est pas que je ne
sģache bien qu’ elle ne sera pas aus résangache bien qu’elle ne sera pas au
goust de plusieurs personnes; maisgoût de plusieurs personnes; mais