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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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t’ on bien reconnu depuis, dit Diot’on bien reconnu depuis, dit Diodore,
dore, qu’ ils ont en eus vne certaineDiodore, qu’ils ont en eus une certaine
Cuiioite qurie rend faenenent riCuiiaite qurie rend faenenent ridicule,
dicule, si elle paroist affectée, &ridicule, si elle paraît affectée, et
qu’ on en vse trop souuent.qu’on en Évêque trop souvent.
Comment est -ce que l’ intempeComment est-ce que l’intempérance
rance ne seroit pas vicieuse en cela,L’intempérance ne serait pas vicieuse en cela,
si elle est mesme blasmée en l’ vsagesi elle est même blâme en l’usage
des sentences, dont il semble qu’ on
ne puisse trop auoir non plus quene puisse trop avoir non plus que
de bonnes pensées.Aristote obser ¬ zn. 2.de bonnes pensées. Aristote obserzn.2.
ue qu’ il n’ y a point d’ hommes qui cap. 1.Que qu’il n’y a point d’hommes qui cap. 1.
se seruent de tant de sentences ense servent de tant de sentences en
parlant, que les Rustiques, & ilparlant, que les Rustiques, et il
nous donne auis sur cela de ne lesnous donne avis sur cela de ne les
emploier qu’ auec beaucoup de iuemploier qu’avec beaucoup de jugement,
gement, & de moderation.C’ estjugement, et de modération. C’est
vne chose d’ ailleurs fort à craindreune chose d’ailleurs fort à craindre
qu’ on ne se rende odieus si on disqu’on ne se rende odieus si on discourt
court trop sententieusement, pourdiscourt trop sententieusement, pour
ce que c’ est faire en quelque façonce que c’est faire en quelque façon
comme les precepteurs, qui veu ¬comme les précepteurs, qui veulent
dore, qu’ ils ont en eus vne certaineDiodore, qu’ils ont en eus une certaine
Cuiioite qurie rend faenenent riCuiiaite qurie rend faenenent ridicule,
dicule, si elle paroist affectée, &ridicule, si elle paraît affectée, et
qu’ on en vse trop souuent.qu’on en Évêque trop souvent.
Comment est -ce que l’ intempeComment est-ce que l’intempérance
rance ne seroit pas vicieuse en cela,L’intempérance ne serait pas vicieuse en cela,
si elle est mesme blasmée en l’ vsagesi elle est même blâme en l’usage
des sentences, dont il semble qu’ on
ne puisse trop auoir non plus quene puisse trop avoir non plus que
de bonnes pensées.Aristote obser ¬ zn. 2.de bonnes pensées. Aristote obserzn.2.
ue qu’ il n’ y a point d’ hommes qui cap. 1.Que qu’il n’y a point d’hommes qui cap. 1.
se seruent de tant de sentences ense servent de tant de sentences en
parlant, que les Rustiques, & ilparlant, que les Rustiques, et il
nous donne auis sur cela de ne lesnous donne avis sur cela de ne les
emploier qu’ auec beaucoup de iuemploier qu’avec beaucoup de jugement,
gement, & de moderation.C’ estjugement, et de modération. C’est
vne chose d’ ailleurs fort à craindreune chose d’ailleurs fort à craindre
qu’ on ne se rende odieus si on disqu’on ne se rende odieus si on discourt
court trop sententieusement, pourdiscourt trop sententieusement, pour
ce que c’ est faire en quelque façonce que c’est faire en quelque façon
comme les precepteurs, qui veu ¬comme les précepteurs, qui veulent
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