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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 115 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 115
p. 115 — Gallica (BnF)
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bassadeur, comme le plus propre Ambassadeur, comme le plus propre à
estre enuoié vers vn peuple quiêtre envoyé vers un peuple qui
estoit alors gouuerne par les Oraétait alors gouverne par les Orateurs.
teurs.En effet il se fit admirer dansOrateurs. En effet il se fit admirer dans
cefte sçauante ville d’ Athenes, &cefte savante ville d’Athène, et
son bien dire eut le succez que ceusson bien dire eut le succès que ceus
de son païs s’ en estoient promis.de son pays s’en étaient promis.
Mais rien ne rauit tant ce peuple
accoustumé aus harangues, que laaccoutumé aus harangues, que la
nouueauté des figures dont Gornouveauté des figures dont Gorgias
gias ornoit son discours.Car c’ eGorgias ornait son discours. Car c’était
stoit la premiere fois que les Athec’était la première fois que les Athéniens
niens auoient ouï ce rencontre deAthéniens avaient ouï ce rencontre de
dictions opposées, ou semblables,dictions opposés, ou semblables,
qu’ on nomme antithetes, isocoles,qu’on nomme antithétes, isocoles,
parises, & omoioteleutes, qui sontparises, et omoioteleutes, qui sont
des mots aussi barbares en nostredes mots aussi barbares en notre
langue, qu’ ils sont connus en toulangue, qu’ils sont connus en toutes
tes les Escholes des Rheteurs.Ortoutes les Éscholes des Rhéteurs. Or
COmme ces nouueaus ornemensCOmme ces nouveaus ornements
d’ oraison furent pour lors merd’oraison furent pour lors merveilleusement
ueilleusement bien receus, aussi amerveilleusement bien reçus, aussi a