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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 114 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 114
p. 114 — Gallica (BnF)
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qu' au François, il adiouste que lesqu’au Français, il ajoute que les
sages lui ont appris de se ioüer ainsisages lui ont appris de se joueer ainsi
queiquerois hinoeenimene ees paqueiquerais hinoéenimènee pa
roles.Et veritablement pourueuroles. Et véritablement pourvu
que les allusions se presentent d’ elque les allusions se présentent d’elles
les mesmes, & qu’ il n’ y paroisse riend’elles mêmes, et qu’il n’y paraisse rien
d’ affecté, ni de recherché, ce quid’affecté, ni de recherché, ce qui
rendroit le ieu digne de mocquerendrait le jeu digne de mocquefie,
fie, on ne peut pas estre blasmé demoque, on ne peut pas être blâme de
s' en seruir.Il faut pourtant que ces’en servir. Il faut pourtant que ce
soit rarement, pour ce qu’ autresoit rarement, pour ce qu’autrement
ment on n' éuiteroit pas le soupçonqu’autrement on n’éuiterait pas le soupçon
de s’ y plaire plus que la bien - seancede s’y plaire plus que la bienséance
ne le permet.Diodore Sicilien fait
vne description du genre d’ eloune description du genre d’éloquence
quence de ce renommé Rheteurd’éloquence de ce renommé Rhéteur
Gorgias Leontin, où on peut fortGorgias Léontin, où on peut fort
bien remarquer ce que nous dibien remarquer ce que nous disons.
sons.Il conte que les Leontinsdisons. Il compte que les Léontins
aiant besoin du secours des Atheaiant besoin du secours des Athéniens
niens cõtre ceus de Syracuse, choiAthéniens compte ceus de Syracuse, choisirent
sirent ce Gorgiaschoisirent ce Gorgias
Ur leur Am -Ur leur Ambassadeur,