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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 112 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 112
p. 112 — Gallica (BnF)
dit -il, auoir la diction grande nidit-il, avoir la diction grande ni
sublime, mais c' est estre vain & risublime, mais c’est être vain et ridicule;
dicule; & il compare ces façons deridicule; et il compare ces façons de
parler aus meteores, qui sont fortparler aus météores, qui sont fort
hauts en l’ air, & fort bouffis, bienhauts en l’air, et fort bouffis, bien
qu’ ils ne produisent gueres que desqu’ils ne produisent guère que des
vents.
Les allusions ne sont pas non
plus toutes reietter.A la verité,plus toutes à rejeter. A la vérité,
cOmme Aristote ne vouloit pascOmme Aristote ne voulait pas
qu’ on nommast les petits hommesqu’on nommât les petits hommes
beaus, mais gentils seulement:Cibeaus, mais gentils seulement: Cicéron
céron a dit au mesme sens, qu’ enCicéron a dit au même sens, qu’encore
core que les allusions eussent de laqu’encore que les allusions eussent de la
grace, & de la gẽtillesse, elles ne posgrâce, et de la gilillesse, elles ne posdaient
sedoient pas pourtant ceste beaupossédaient pas pourtant cette beauté,
té, ni celte dignité qui doit tousbeauté, ni celte dignité qui doit toujours
iours accompagner l’ o raison gratoujours accompagner l’o
ue & seuere, Est in his lepos, & festi
uitas, non dignitas, neque pulchritudo.
C’ est pourquoi il est d’ auis qu’ onC’est pourquoi il est d’avis qu’on
s' en doit abstenir dans le genre des’en doit absténiir dans le genre de