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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 110 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 110
p. 110 — Gallica (BnF)
affectation.C' est pourquoi Theoaffectaaffectation. C’est pourquoi Théophrae
phrae opposant au genre subliThéophrae opposant au genre sublime
me de l’ Oraison, celui qu’ il appellesublime de l’Oraison, celui qu’il appelle
froid, nous décrit le dernier pourfroid, nous doute le dernier pour
estre tout dans ceste sorte d’ hyperêtre tout dans cette sorte d’hyperboles.
boles.Ainsi quelqu’ vn ne se con ¬ Dmetr,d’hyperboles. Ainsi quelqu’un ne se conduit,
tentant pas de dire que Polyphe ¬ Biec.tentant pas de dire que PolyphpheBiec.
me auoit ietté vn rocher plustostme avait jeté un rocher plutôt
qu’ vne pierre pour se venger d’ Vqu’une pierre pour se venger d’Ulysse,
lysse, adiousta que pendant que ced’Ulysse, ajouta que pendant que ce
rocher voloit en l’ air, il y auoit desrocher volait en l’air, il y avait des
cheures dessus qui ne laissoient pascheures dessus qui ne laissaaient pas
de brouter l’ herbe qu’ elles y troude brouter l’herbe qu’elles y trouvaient.
uoient.Lors que ceste figure arritrouvaient. Lorsque cette figure arrive
ue vne telle extremité, ou bienArrive à une telle extrémité, ou bien
qu’ elle est renduë trop frequente,qu’elle est rendue trop fréquente,
Aristote la nomme bon droictAristote la nomme à bon droit
puerile; par où il marque la froi ¬ n.puerile; par où il marque la cruelle.
deur, & la mauuaise affectationdeur, et la mauvaise affectation
de ceus qui s’ en seruent si mal de ceus qui s’en servent si mal à
propos.
Les epithetes releuent merueil ¬Les éloignés releuent merueil15.