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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 109 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 109
p. 109 — Gallica (BnF)
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13. e. 5.Quintilien, elle n’ a rien de vicieus,
pourueu qu’ elle ne soit point vltrapourvu qu’elle ne soit point vltra
modum.Il me souuient d’ vne remodum. Il me souvient d’une remarque
marque de Strabon au premier liremarque de Strabon au premier livres
ure de sa Geographie, qu’ il y a deslivre de sa Géographie, qu’il y a des
hyperboles d’ hyperbole, comme
quand les Grecs disent qu’ vne choquand les Grecs disent qu’une chofe
fe est plus legere que l’ ombre ducôté est plus légère que l’ombre du
liege, ou que quelqu’ vn est plusliège, ou que quelqu’un est plus
craintif qu’ vn liéure de Phrygie.craintif qu’un lièure de Phrygie.
Car l’ hyperbole est assez notable
de dire plus legere que le liege, &de dire plus légère que le liège, et
plus craintif qu’ vn liéure, sans parplus craintif qu’un liéure, sans parler
ler de l’ ombre du liege, ou de la paparler de l’ombre du liège, ou de la patrie
trie du liéure, qui le rend encorepatrie du liéure, qui le rend encore
plus apprehensif.Ce sont principlus appréhensif. Ce sont principalement
palement ces hyperboles qu’ il fautprincipalement ces hyperboles qu’il faut
grandement fuïr, n’ y aiant rien quigrandement fuir, n’y aiant rien qui
nous iette plus auant dans le Caconous jette plus avant dans le Cacoze
ze le, c' est dire dans la plus grandeCacoze le, c’est à dire dans la plus grande
corruption de l’ eloquence, qui abcorruption de l’éloquence, qui abhorre
horre sur tout ce vice de mauuaiseabhorre sur tout ce vice de mauvaise
affecta ¬affectaaffectation.