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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 104 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 104
p. 104 — Gallica (BnF)
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Quintilien ne mettent point de tu,
difference entre les Tropes & lesdifférence entre les Tropes et les
Figures, en quoi nous les imiterons
icy, puïs que nous n’ auons que deusici, puisque que nous n’avons que deus
mots d’ auis donner, en remarmots d’avis à donner, en remarquant
quant qu’ elles sont d’ autres orneremarquant qu’elles sont d’autres ornements
mens de periodes fort cõsiderables.ornements de périodes fort considérations.
Car les metaphores dont nous auõsCar les metaphores dont nous avons
desia parlé, les epithetes, les parodéjà parlé, les éloignés, les paronomasies
nomasies ou allusions, les hyperparonomasies ou allusions, les hyperboles,
boles, & le reste des figures qu’ onhyperboles, et le reste des figures qu’on
peut voir dans les liures de Rhetopeut voir dans les livres de Rhétorique,
rique, sont autant de lumieres d’ oRhétorique, sont autant de lumières d’oraison,
raison, qui lui donnent vn lustred’oraison, qui lui donnent un lustre
merueilleus.C’ est pourtant aussimerveilleus. C’est pourtant aussi
vne maxime generale, qu’ il n’ enune maxime générale, qu’il n’en
faut pas vser auec excez, pour cefaut pas user avec excès, pour ce
que les plus belles choses du monque les plus belles choses du monde
de perdent leur grace, & deuienmonde perdent leur grâce, et deviennent
nent mesme odieuses, si on s’ en sertdeviennent même odieuses, si on s’en sert
irmmoderément.L’ œil est bien lairmmodérément. L’œil est bien la
pus belle partie du corps, mais