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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 103 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 103
p. 103 — Gallica (BnF)
D0
mesme chose que nous lisons dansmême chose que nous lisons dans
Denys d’ Halicarnasse quand il parDenis d’Halicarnasse quand il parle
le du stile de Theopompe, l’ vn desparle du style de Theopompe, l’un des
Imitateurs d' Isocrate.Car il souJmitateurs d’Isocrate. Car il soutient
stient que si Theopompe eust mésoutient que si Theopompe eût méprisé
prisé ce rencontre de voielles, & neméprisé ce rencontre de voielles, et négligé
gligé quelques figures qu’ il affenégligé quelques figures qu’il affeCtait
Ctoit trop, aussi bien que les nomaffeCtait trop, aussi bien que les nombres
bres de toutes ses periodes, il eustnombres de toutes ses périodes, il eût
esté bien plus excellent Escriuain,été bien plus excellent Écrivain,
& se fust surmonté lui mesme enet se fût surmonté lui même en
beaucoup de façons.beaucoup de façons.
Quant aus Tropes ou figures il
y en a qui les ont distinguées.Ley en a qui les ont distinguées. Le
Sophiste Alexandre veut que les
Tropes soient des vertus de la diTropes soient des vertus de la dilib.
lib. 1. de Gion, comme les barbarismes endilib. 1. de Gion, comme les barbarîmes en
sont les vices.Et que la Figure ne
s' emploie que dans la liaison du diss’emploie que dans la liaison du discours,
cours, qui elle donne autant d’ ordiscours, à qui elle donne autant d’ornement,
nement, que le solœcisme le gaste.d’ornement, que le solœcisme le gâte.
Mais beaucoup de Rheteurs aueoMais beaucoup de Rhéteurs véo