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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 102 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 102
p. 102 — Gallica (BnF)
contre des voielles, & n’ est en rien guinit.rencontre des voiees, et n’est en rien guinit.
differente pour ce regard de ladifférente pour ce regard de la
Grecque; la Françoise n’ en a pasGrecque; la Française n’en a pas
dauantage d’ auersion, & tant s’ endavantage d’aversion, et tant s’en
faut qu’ elle y soit plus scrupuleuse,
que nous auons des triphthonguesque nous avons des triphthongues
qui monstrent bien que nostre parqui montrent bien que notre parler
ler n’ est pas ennemi des voielles.parler n’est pas ennemi des voielles.
C’ est donc vne mocquerie de vouC’est donc une mocquerie de vouloir
loir apporter icy tant de seueritévouloir apporter ici tant de sévérité
parmy nous, & de penser que ceparmi nous, et de penser que ce
soit mal dit, i’ ai aimé, ou quelquesoit mal dit, j’ai aimé, ou quelque
chose de semblable, pour ce qu’ il
y a plusieurs voielles de suitte; puisy a plusieurs voiees de suite; puis
qu’ au contraire elles ont fort bonqu’au contraire elles ont fort bonne
ne grace, & se prononcent là, &bonne grâce, et se prononcent là, et
souuent ailleurs tres - doucement,souvent ailleurs trèsdoucement,
par ceus mesmes qui ont vne parpar ceus mêmes qui ont une parfaite
faite connoissance de nostre lanparfaite connaissance de notre langue.
gue.Ie pense en verité qu’ on peutlangue. Je pense en vérité qu’on peut
bien dire de ceus qui se donnent de
ces peines inutiles parmi nous, la