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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
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absolument defendre le renconabsolument défendre le rencontre,
tre, ce seroit souuent se priuer de larencontre, ce serait souvent se priver de la
plus grande douceur, & des plusplus grande douceur, et des plus
sensibles graces de l’ oraison.Il iusensibles grâces de l’oraison. Il justifie
stifie cela par beaucoup d’ exemjustifie cela par beaucoup d’exemples
ples dans sa langue, où les nomsd’exemples dans sa langue, où les noms
d’ Aiax, de Aiaia, & assez d’ autres,d’Aiax, de Aiaia, et assez d’autres,
font voir que l’ vnion de plusieursfont voir que l’union de plusieurs
voielles forme des paroles tresvoiees forme des paroles trèsagréables.
agreables.Les diphthongues mestrès trésorables. Les diphthongues mêmes
mes se ioignent quelquefois enmêmes se joindre quelquefois en
Grec melodieusement, outre qu' elGrec médecineusement, outre qu’elles
les releuent, dit -il, le discours, & lequ’elles relève, dit-il, le discours, et le
rendent plus magnifique.Ie nerendent plus magnifique. Je ne
m’ amuserai pas à rapporter là desm’amuserai pas à rapporter là-dessus
sus ce qu’ il allegue des Prestres d’ Edessus ce qu’il allégue des Prêtres d’Éte,
te, qui prononçoient les septd’êtes, qui prononçaient les sept
voielles de suitte à l’ honneur desvoielles de suite à l’honneur des
Dieus de ce tems - là, ne se pouuantDieus de ce temps-là, ne se pouvant
rlen ouïr de plus dous à l’ oreille.rlen ouïr de plus dous à l’oreille.
Mais ie dirai simplement, que comMais je dirai simplement, que comme
me la langue Latine souffre le ren -comme la langue Latine souffre le rencontre
tre, ce seroit souuent se priuer de larencontre, ce serait souvent se priver de la
plus grande douceur, & des plusplus grande douceur, et des plus
sensibles graces de l’ oraison.Il iusensibles grâces de l’oraison. Il justifie
stifie cela par beaucoup d’ exemjustifie cela par beaucoup d’exemples
ples dans sa langue, où les nomsd’exemples dans sa langue, où les noms
d’ Aiax, de Aiaia, & assez d’ autres,d’Aiax, de Aiaia, et assez d’autres,
font voir que l’ vnion de plusieursfont voir que l’union de plusieurs
voielles forme des paroles tresvoiees forme des paroles trèsagréables.
agreables.Les diphthongues mestrès trésorables. Les diphthongues mêmes
mes se ioignent quelquefois enmêmes se joindre quelquefois en
Grec melodieusement, outre qu' elGrec médecineusement, outre qu’elles
les releuent, dit -il, le discours, & lequ’elles relève, dit-il, le discours, et le
rendent plus magnifique.Ie nerendent plus magnifique. Je ne
m’ amuserai pas à rapporter là desm’amuserai pas à rapporter là-dessus
sus ce qu’ il allegue des Prestres d’ Edessus ce qu’il allégue des Prêtres d’Éte,
te, qui prononçoient les septd’êtes, qui prononçaient les sept
voielles de suitte à l’ honneur desvoielles de suite à l’honneur des
Dieus de ce tems - là, ne se pouuantDieus de ce temps-là, ne se pouvant
rlen ouïr de plus dous à l’ oreille.rlen ouïr de plus dous à l’oreille.
Mais ie dirai simplement, que comMais je dirai simplement, que comme
me la langue Latine souffre le ren -comme la langue Latine souffre le rencontre
