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GrandSiècle
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Lettres touchant... la langue françoise

LIV0019 · page 53 / 129 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 53
p. 53 — Gallica (BnF)
ils l’ auroient couché.Il est certainils l’auraient couché. Il est certain
qu’ on ne dit iamais aller supplierqu’on ne dit jamais aller supplier
Dieu, & qu’ vn pere dit tousioursDieu, et qu’un père dit toujours
a ses enfans, allez prier Dieu.Ceà ses enfants, allez prier Dieu. Cela
la ne prouue pas pourtant que leCela ne prouve pas pourtant que le
mot de supplier soit impropre quan d 'mot de supplier soit impropre quan d’
on parle Dieu.Car on dit aussi.on parle à Dieu. Car on dit aussi.
correctemeut que pieusement en
S’ adressant luy, Mon Dieu, ieS’adressant à lui, Mon Dieu, je
Vous supplie d’ auoir pitié de monVous supplie d’avoir pitié de mon
ame, & c. A faute d’ auoir fait cetâme, etc. A faute d’avoir fait cette
te distinction, l’ Autheur des Recette distinction, l’Auteur des Remarques
marques a declamé tort dans saRemarques a déclamé à tort dans sa
Preface contre ceux qui s’ estoientPréface contre ceux qui s’étaient
plaints qu’ on bannissoit ce termeplaints qu’on bannissait ce terme
a l’ esgard de la Diuinité, mais quià l’éga de la Divinité, mais qui
n’ ont iamais ny dit, ny pensé, quen’ont jamais ni dit, ni pensé, que
ce fust bien parler de dire supplierce fût bien parler de dire supplier
Dieu pour prier Dieu.Voicy leurDieu pour prier Dieu. Voici leur
propre texte.Si nous en croyons ces
Meßieurs, Dieu ne sera plus supplié,Meeurs, Dieu ne sera plus supplié,