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GrandSiècle
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Lettres touchant... la langue françoise

LIV0019 · page 26 / 129 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 26
p. 26 — Gallica (BnF)
em.Et dans vn autre endroit il a Bruéloquenem. Et dans un autre endroit il a Brumaintient
maintient que la source de l’ Elo ¬ o.Brumaintient que la source de l’éloquence.
quence ne se doit chercher que
dans l’ estude des belles Lettres,dans l’étude des belles Lettres,
nommant cette mesme Philosonommant cette même Philosophie,
phie, la mere de toutes les bellesPhilosophie, la mère de toutes les belles
paroles, aussi bien que de toutes les
bònnes actions, matrem benefacto
rum, beneque {beneque} dictorum. ien
n’a
pa n a pas esté d’ vne opinion diffe
rente.Il remarque apres ce grandrente. Il remarque après ce grand
Homme, qu’ il appelle tousioursHomme, qu’il appelle toujours
10n Maistre, que ceux qui ensei10n Maître, que ceux qui enseignaient
gnoient autrefois bien parler, eenseignaient autrefois à bien parler, étaient
stoient les mesmes qui apprenoientétaient les mêmes qui apapprenaient
̀ bien penser.Et il proteste qu’ ilApôtres bien penser. Et il proteste qu’il
s' opposera toute sa vie de certais’opposera toute sa vie à de certaines
nes gens, qui sans se soucier beaucertaines gens, qui sans se soucier beaucoup
coup des choses qui importent lebeaucoup des choses qui importent le
plus, & de la matiere du discours,plus, et de la matière du discours,
qui doit faire le capital, vieillissent