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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
48 DE EACORRVPEONélevé DE EACORRVPEON
cuie Par Oaiauo d́cere nieiie, ce de laaccuie Par Oaiauo dununcere nieiie, ce de la
uoir point de force, & par Brutus, pouroir point de force, et par Brutus, pour
me seruir de ses termes propres, d’ estreme servir de ses termes propres, d’être
rompu & enerué.Si vous me demandezrompu et enervé. Si vous me demandez
ce qui men semble, ie vous diray que iece qui men semble, je vous dirai que je
crois qu’ ils ont tous dit la verité.Mais iecrois qu’ils ont tous dit la vérité. Mais jeparlerai
parleray cy aprés de tous ces personnajeparlerai-ci après de tous ces personnages
ges en particulier; maintenant ie les veuxpersonnages en particulier; maintenant je les veux
feulement considerer en general.Les adfeulement considérer en général. Les admirateurs
mirateurs des anciens donnent de certaiadmirateurs des anciens donnent de certaines
nes bornes a l’ antiquité, lesquelles ils fontcertaines bornes à l’antiquité, lesquelles ils font
aller jusques à Cassius Seuerus, qu’ ils soualler jusqu’à Cassius sévérus, qu’ils souftiennent
ftiennent s’ estre le premier détourné desouftiennent s’être le premier détourné de
Eancien, & du droit chemin de l’ eloquenÉancien, et du droit chemin de l’éloquence;
ce; mais ie dis que cest plustost par col’éloquence; mais je dis que cest plutôt par connaissance
gnoissance & par jugement qu’ il a donconnaissance et par jugement qu’il a donné
né vne nouuelle forme à ses discours, quedonné une nouvelle forme à ses discours, que
par foiblesse d’ efprit, ou par ignorancepar faiblesse d’efprit, ou par ignorance
des bonnes lettres.Car il sçauoit, commedes bonnes lettres. Car il savait, comme1e
1e disois n’ agueres, que la forme & l’ escomme1e disais n’agères, que la forme et l’épée
pece de l’ oraison se doit changer selon lal’épée de l’oraison se doit changer selon lacondition
condition des temps, & l’ humeur des aulacondition des temps, et l’humeur des auditeurs.
diteurs.Anciennement le peuple, comme ¬auditeurs. Anciennement le peuple, commença
uoir point de force, & par Brutus, pouroir point de force, et par Brutus, pour
me seruir de ses termes propres, d’ estreme servir de ses termes propres, d’être
rompu & enerué.Si vous me demandezrompu et enervé. Si vous me demandez
ce qui men semble, ie vous diray que iece qui men semble, je vous dirai que je
crois qu’ ils ont tous dit la verité.Mais iecrois qu’ils ont tous dit la vérité. Mais jeparlerai
parleray cy aprés de tous ces personnajeparlerai-ci après de tous ces personnages
ges en particulier; maintenant ie les veuxpersonnages en particulier; maintenant je les veux
feulement considerer en general.Les adfeulement considérer en général. Les admirateurs
mirateurs des anciens donnent de certaiadmirateurs des anciens donnent de certaines
nes bornes a l’ antiquité, lesquelles ils fontcertaines bornes à l’antiquité, lesquelles ils font
aller jusques à Cassius Seuerus, qu’ ils soualler jusqu’à Cassius sévérus, qu’ils souftiennent
ftiennent s’ estre le premier détourné desouftiennent s’être le premier détourné de
Eancien, & du droit chemin de l’ eloquenÉancien, et du droit chemin de l’éloquence;
ce; mais ie dis que cest plustost par col’éloquence; mais je dis que cest plutôt par connaissance
gnoissance & par jugement qu’ il a donconnaissance et par jugement qu’il a donné
né vne nouuelle forme à ses discours, quedonné une nouvelle forme à ses discours, que
par foiblesse d’ efprit, ou par ignorancepar faiblesse d’efprit, ou par ignorance
des bonnes lettres.Car il sçauoit, commedes bonnes lettres. Car il savait, comme1e
1e disois n’ agueres, que la forme & l’ escomme1e disais n’agères, que la forme et l’épée
pece de l’ oraison se doit changer selon lal’épée de l’oraison se doit changer selon lacondition
condition des temps, & l’ humeur des aulacondition des temps, et l’humeur des auditeurs.
diteurs.Anciennement le peuple, comme ¬auditeurs. Anciennement le peuple, commença
