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GrandSiècle
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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence

LIV0017 · page 27 / 163 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 27
p. 27 — Gallica (BnF)
rtiits baroar es Poar tes Jatre tsee ein iMotiertiits baroar es Poar tes Jatre tsée ein iMotie
langue, j ay de la peine souffiir l’ impunitélangue, j ai de la peine à souffiir l’impunité
auec laquelle nostre siecle souffre les traduavec laquelle notre siècle souffre les tructions
ctions de tant dabominables liures, qui détrauctions de tant dabominables livres, qui décrivant
criuant les crimes estrangers auec tout le farddécrivant les crimes étrangers avec tout le fard
qui les peut rendre agreables, nous ont donqui les peut rendre agréables, nous ont donné
né l’ enuie de les essayer.I’ auoüe que la comdonné l’envie de les essayer. J’avoue que la communication
munication que nous auons euë auec noscommunication que nous avons eue avec nos
" voisins, soit par les guerres, ou par le com"voisins, soit par les guerres, ou par le commerce,
merce, a beaucoup aydé nous faire déchoircommerce, a beaucoup aidé à nous faire déchoir
de nostre ancienne rvertu; la corruption toude notre ancienne rvertu; la corruption toutefois
tesfois ne seroit pas si generale, & l’ imputoutefois ne serait pas si générale, et l’impudence
dence ne fust jamais venuë jusqu ce point,Qu’impudence ne fût jamais venue jusqu’à ce point,
que de faire passer le luxe pour galanterie,
le mépris de l' honnesteté, & des plus sainle mépris de l’honnêteté, et des plus saintes
ctes loix de la nature, pour sagesse, la trasainte lois de la nature, pour sagesse, la trahison
hison pour prudence, & l’ atheisme pour fortrahison pour prudence, et l’athéme pour force
ce d’ esprit, si les malheureux professeurs deforce d’esprit, si les malheureux professeurs de
tous ces sacrileges n' eussent trouue parmy noustous ces sacrilèges n’eussent trouve parmi nous
des interpretes qui les ont expliquez toutdes interprètes qui les ont expliquez à tout
le monde.Platon formant l’ idée d’ rvne parle monde. Platon formant l’idée d’rune parfaite
faite republique, en bannissoit la poësie, quiparfaite république, en bannissait la poésie, qui
pour n' en point mentir des appas capablespour n’en point mentir à des appas capables