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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
PREPACE.
bois tseinneraerra crora oelaattttet rear toistbois tseinneraerra crora offensé rear toist
les esprits qui sont raisonnables.Qui ne sçaitles esprits qui sont raisonnables. Qui ne sait
toutesfois que la façon de traittter les fujetstoutefois que la façon de traiter les fujets
en change la beauté, si elle n' en altere la naen change la beauté, si elle n’en alterre la nature
ture tout à fait; & que ceux qui n’ ont pasnature tout à fait; et que ceux qui n’ont pas
conjoint la politesse à l’ estude, & les douceursconjoint la politesse à l’étude, et les douceurs
de l’ eloquence à la subtilité de l’ entendede l’éloquence à la subtilité de l’entendement,
ment, corrompent les plus agreables matiel’entendement, corrompent les plus agréables matières
res qui tombent entre leurs mains?De lamatières qui tombent entre leurs mains? De la
vient que les liures ordinaires qui traittentvient que les livres ordinaires qui traitent
des disputes de l’ eschole, soit de cette partiedes disputes de l’échole, soit de cette partie
de la Philosophie qui polit le raisonnement,
soit de celle qui est occuppée en la recherchesoit de celle qui est occuppée en la recherche
des merueilles de la nature, & en la condes merveilles de la nature, et en la contemplation
templation des intelligences, ou de cettecontemplation des intelligences, ou de cette
science plus haute & plus noble, qui s’ élescience plus haute et plus noble, qui s’élève
uant jusques dans le ciel, découure des mys’élevant jusque dans le ciel, découvre des mystères
steres qu’ il est plus à propos de croire quemystères qu’il est plus à propos de croire que
d’ examiner, ne se peuuent lire sans dégouftd’examiner, ne se peuvent lire sans dégouft
par ceux qui aiment la pureté Latine, &par ceux qui aiment la pureté Latine, et
qu' ils paroissent encores plus barbares estansqu’ils paraissent encore plus barbares étants
traduits en nostre langue.Car comme ontraduits en notre langue. Car comme on
ne se sert plus des habits pour se deffendrene se sert plus des habits pour se défendre
les esprits qui sont raisonnables.Qui ne sçaitles esprits qui sont raisonnables. Qui ne sait
toutesfois que la façon de traittter les fujetstoutefois que la façon de traiter les fujets
en change la beauté, si elle n' en altere la naen change la beauté, si elle n’en alterre la nature
ture tout à fait; & que ceux qui n’ ont pasnature tout à fait; et que ceux qui n’ont pas
conjoint la politesse à l’ estude, & les douceursconjoint la politesse à l’étude, et les douceurs
de l’ eloquence à la subtilité de l’ entendede l’éloquence à la subtilité de l’entendement,
ment, corrompent les plus agreables matiel’entendement, corrompent les plus agréables matières
res qui tombent entre leurs mains?De lamatières qui tombent entre leurs mains? De la
vient que les liures ordinaires qui traittentvient que les livres ordinaires qui traitent
des disputes de l’ eschole, soit de cette partiedes disputes de l’échole, soit de cette partie
de la Philosophie qui polit le raisonnement,
soit de celle qui est occuppée en la recherchesoit de celle qui est occuppée en la recherche
des merueilles de la nature, & en la condes merveilles de la nature, et en la contemplation
templation des intelligences, ou de cettecontemplation des intelligences, ou de cette
science plus haute & plus noble, qui s’ élescience plus haute et plus noble, qui s’élève
uant jusques dans le ciel, découure des mys’élevant jusque dans le ciel, découvre des mystères
steres qu’ il est plus à propos de croire quemystères qu’il est plus à propos de croire que
d’ examiner, ne se peuuent lire sans dégouftd’examiner, ne se peuvent lire sans dégouft
par ceux qui aiment la pureté Latine, &par ceux qui aiment la pureté Latine, et
qu' ils paroissent encores plus barbares estansqu’ils paraissent encore plus barbares étants
traduits en nostre langue.Car comme ontraduits en notre langue. Car comme on
ne se sert plus des habits pour se deffendrene se sert plus des habits pour se défendre
