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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
ElFmGI.ÉlFmGI.
ne raisonnent pas. de meme sorte, & parne raisonnent pas. de meme sorte, et par
consequent s’ ils expriment leurs pensées d’ vconséquent s’ils expriment leurs pensées d’une
ne autre façon que ceux qui ont receu end’une autre façon que ceux qui ont reçu en
naissant des influences toutes contraires.En
vn endroit les hommes naissent propres auxun endroit les hommes naissent propres aux
sçiences qui appartiennent à l’ entendement,soisnces qui appartiennent à l’entendement,
en vn autre ils reußissent aux disciplinesen un autre ils réussissent aux disciplines
qui demandent de la memoire, où de l’ imaqui demandent de la mémoire, où de l’imagination;
gination; & comme la foiblesse de l’ espritL’imagination; et comme la faiblesse de l’esprit
humain est cause que chacun nadmire que
les auantages qu’ il. possede, que ce qu’ il n' ales avantages qu’il. posède, que ce qu’il n’a
pas accoustumé de voir luy paroït ridicule,pas accoutumé de voir lui paraît ridicule,
& qu’ il juge tous ses degouts raisonnables,et qu’il juge tous ses dégouts raisonnables,
il arruie que ceux qui passent pour sçauansil arrive que ceux qui passent pour savants
dans chäque nation, nayant cultue que cetdans côté réitque nation, nayant cultue que cette
te faculté de l’ ame qui leur est particulierecette faculté de l’âme qui leur est particulièrement
ment auantageuse, ne se peuuent persuaderparticulièrement avantageuse, ne se peuvent persuader
que les ouurages ou elle néclatte pas meritentque les ouvrages ou elle néclate pas méritent
leur approbation, ny qu’ il se trouue vn auleur approbation, ni qu’il se trouve un autre
tre stile. capable de dire de belles choses, queautre style. capable de dire de belles choses, que
celuy auquel leurs oreilles sont accoustumees.celui auquel leurs oreilles sont accoutumees.
Il est vray que les maximes des sçiences neIl est vrai que les maximes des sçiences ne
changent pas selon les climats, & qu’ vnchangent pas selon les climats, et qu’un
consequent s’ ils expriment leurs pensées d’ vconséquent s’ils expriment leurs pensées d’une
ne autre façon que ceux qui ont receu end’une autre façon que ceux qui ont reçu en
naissant des influences toutes contraires.En
vn endroit les hommes naissent propres auxun endroit les hommes naissent propres aux
sçiences qui appartiennent à l’ entendement,soisnces qui appartiennent à l’entendement,
en vn autre ils reußissent aux disciplinesen un autre ils réussissent aux disciplines
qui demandent de la memoire, où de l’ imaqui demandent de la mémoire, où de l’imagination;
gination; & comme la foiblesse de l’ espritL’imagination; et comme la faiblesse de l’esprit
humain est cause que chacun nadmire que
les auantages qu’ il. possede, que ce qu’ il n' ales avantages qu’il. posède, que ce qu’il n’a
pas accoustumé de voir luy paroït ridicule,pas accoutumé de voir lui paraît ridicule,
& qu’ il juge tous ses degouts raisonnables,et qu’il juge tous ses dégouts raisonnables,
il arruie que ceux qui passent pour sçauansil arrive que ceux qui passent pour savants
dans chäque nation, nayant cultue que cetdans côté réitque nation, nayant cultue que cette
te faculté de l’ ame qui leur est particulierecette faculté de l’âme qui leur est particulièrement
ment auantageuse, ne se peuuent persuaderparticulièrement avantageuse, ne se peuvent persuader
que les ouurages ou elle néclatte pas meritentque les ouvrages ou elle néclate pas méritent
leur approbation, ny qu’ il se trouue vn auleur approbation, ni qu’il se trouve un autre
tre stile. capable de dire de belles choses, queautre style. capable de dire de belles choses, que
celuy auquel leurs oreilles sont accoustumees.celui auquel leurs oreilles sont accoutumees.
Il est vray que les maximes des sçiences neIl est vrai que les maximes des sçiences ne
changent pas selon les climats, & qu’ vnchangent pas selon les climats, et qu’un
