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GrandSiècle
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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence

LIV0017 · page 149 / 163 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 149
p. 149 — Gallica (BnF)
1°7
caeotsea oo deiseiise S eeiieirae, aicaéotsea oo défaitise S ééiiirae , ai
Scaurus, T. Milo, L. Bestia, & P. VatiScaurus, T. Milo, L. Bestia, et P. Vatinius;
nius; de sorte que les plus froids de tousVatinius; de sorte que les plus froids de tous
les Orateurs se fussent eschauffez voirles Orateurs se fussent échauffez à voir
le peuple diuisé en partis, disputer de lale peuple disisé en partis, disputer de la
Vie & de la mort des hommes auec tantVie et de la mort des hommes avec tant
d' affection.Aussi certes les oraisons qued’affection. Aussi certes les oraisons que
ces grands personnages nous ont laisséesces grands personnages nous ont laissées
sur ces sujets là sont si admirables, qu’ ilsur ces sujets là sont si admirables, qu’il
semble que c’ est par elles seulement qu’ ils
ont acquis de la reputation.Mais il fautont acquis de la réputation. Mais il faut
confesser que ce qui a donné le plusconfesser que ce qui a donné le plus
d’ éclat l' eloquence des anciens, & ced’éclat à l’éloquence des anciens, et ce
qui a le plus releué la gloire & le couqui a le plus relevé la gloire et le courage
rage des Orateurs, est que dans les assemcourage des Orateurs, est que dans les assemblées
blées populaires qui se tenoient assezassemblées populaires qui se tenaient assez
souuent, il estoit permis chaque parsouvent, il était permis à chaque particulier
ticulier de parler contre les grands, qu’ ilparticulier de parler contre les grands, qu’il
y auoit de la gloire de se faire de puisy avait de la gloire de se faire de puissants
sans ennemis, que ceux qui estoient elopuissants ennemis, que ceux qui étaient éloquens
quens n’ épargnoient personne, & queéloigné n’épargnaient personne, et que
plusieurs d’ entr eux ne s’ abstenoiẽt pas méplusieurs d’entr eux ne s’abstenaient pas même
me d’ attaquer P. Scipion, Sylla, & Gneus,même d’attaquer P.Scipion, Sylla, et Gnéus,