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GrandSiècle
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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence

LIV0017 · page 140 / 163 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 140
p. 140 — Gallica (BnF)
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PORVOAGOiierg eg ss. edetaeerifii.PORVOAGOiierg eg ss. assembléeifii.
nelles, il falloit venir rendre sa depositionnelles, il fallait venir rendre sa déposition
en personne, & l’ on n’ estoit pas receu en personne, et l’on n’était pas reçu à
l’ enuoyer par écrit.Ainsi leloquenceL’envoyer par écrit. Ainsi léloquence
estoit cultiuée, non seulement cause desétait cultivee, non seulement à cause des
grandeurs où elle faisoit monter les homgrandeurs où elle faisait monter les hommes,
mes, mais aussi pour la consideration duhommes, mais aussi pour la considération du
besoing que lon en auoit, & de l’ auanbesoin que lon en avait, et de l’avantage
tage qu' elle donnoit ceux qui la possel’avantage qu’elle donnait à ceux qui la possédaient.
doient.Et comme le tiltre d’ eloquent appossédaient. Et comme le titre d’éloquent apportait
portoit de la gloire & de l’ ornement vnapportait de la gloire et de l’ornement à un
esprit, au contraire c’ estoit vne chose honesprit, au contraire c’était une chose honteuse
teuse de ne pouuoir parler, & d' estre reduithonteuse de ne pouvoir parler, et d’être réduit
la necessité de demeurer muet.De sorteà la nécessité de demeurer muet. De sorte
que l’ on estoit autant porté cette profesque l’on était autant porté à cette profession
sion par le defir d’ aller la teste leuée parprofession par le défir d’aller la tête levéée par
tout, que par l’ espor des recompenses; cartout, que par l’épor des récompenses; car
il y auoit du des - honneur d’ estre plustostil y avait du dés-honneur d’être plutôt
mis au nombre de ceùx qui auoient bemis au nombre de ce Apôtresx qui avaient befoing
foing de protection, qu’ au rang de ceuxbefoing de protection, qu’au rang de ceux
qui deffendoient les autres, & vn honnequi défendaient les autres, et un honnéfte
fte homme ne pouuoit sans rougir laishonnête homme ne pouvait sans rougir laisser
ser aller en des mains estrangeres les co ¬laisser aller en des mains étrangères les coi0maée