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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DÉ LELOQVENCE.DÉ LELOQUENCE.
esa podt eoinieaer ledrailntie. gvitoiresa podt éoinieaer ledrailntie. gvitoir
cux que les Pretures & les Consulats semcux que les Prétures et les Consulats semblaient
bloient appeller de leur propre mouuesemblaient appeler de leur propre mouvement.
ment.En fin, encores quils ne fussentmouvement. Enfin fin, encore qu’ilsils ne fussent
qu’ hommes priuez, ils n’ estoient pas déqu’hommes privés, ils n’étaient pas dépouillés
poüillez de puissance & d’ authorité, d’ audépouillez de puissance et d’autorité, d’autant
tant que leurs conseils gouuernoient led’autant que leurs conseils gouvernaient le
peuple & le Senat.Dauantage, l’ on s’ epeuple et le Sénat. Davantage, l’on s’était
stoit persuadé qu’ il estoit impossible des’était persuadé qu’il était impossible de
tenir vn rang honorable en cette ville,tenir un rang honorable en cette ville,
& de conseruer son credit aprés l’ auoiret de conserver son credit après l’avoir
acquis, sans le secours de l’ eloquence.Deacquis, sans le secours de l’éloquence. De quoi
quoy il ne se faut pas estonner, parce queDe quoi il ne se faut pas étonner, parce que
les O rateurs, malgré eux, estoient introles Ô rateurs, malgré eux, étaient introduits
duits dans les assemblées du peuple, &introduits dans les assemblées du peuple, et
qu’ il ne suffisoit pas à vn homme d' oqu’il ne suffisait pas à un homme d’opiner
piner en peu de paroles dans le Senat,d’opiner en peu de paroles dans le Sénat,
s’ il n’ auoit le pouuoir de soustenir son ads’il n’avait le pouvoir de soutenir son avis
uis par les forces de son esprit & de sonavis par les forces de son esprit et de son
eloquence.D’ ailleurs, ceux contre lesquelséloquence. D’ailleurs, ceux contre lesquels
il y auoit quelque plainte, ou qui estoientil y avait quelque plainte, ou qui étaient
accusez de quelque crime, estoient obliaccusez de quelque crime, étaient obligés
gés de répondre par leur bouche; & pourobligés de répondre par leur bouche; et pour
cux que les Pretures & les Consulats semcux que les Prétures et les Consulats semblaient
bloient appeller de leur propre mouuesemblaient appeler de leur propre mouvement.
ment.En fin, encores quils ne fussentmouvement. Enfin fin, encore qu’ilsils ne fussent
qu’ hommes priuez, ils n’ estoient pas déqu’hommes privés, ils n’étaient pas dépouillés
poüillez de puissance & d’ authorité, d’ audépouillez de puissance et d’autorité, d’autant
tant que leurs conseils gouuernoient led’autant que leurs conseils gouvernaient le
peuple & le Senat.Dauantage, l’ on s’ epeuple et le Sénat. Davantage, l’on s’était
stoit persuadé qu’ il estoit impossible des’était persuadé qu’il était impossible de
tenir vn rang honorable en cette ville,tenir un rang honorable en cette ville,
& de conseruer son credit aprés l’ auoiret de conserver son credit après l’avoir
acquis, sans le secours de l’ eloquence.Deacquis, sans le secours de l’éloquence. De quoi
quoy il ne se faut pas estonner, parce queDe quoi il ne se faut pas étonner, parce que
les O rateurs, malgré eux, estoient introles Ô rateurs, malgré eux, étaient introduits
duits dans les assemblées du peuple, &introduits dans les assemblées du peuple, et
qu’ il ne suffisoit pas à vn homme d' oqu’il ne suffisait pas à un homme d’opiner
piner en peu de paroles dans le Senat,d’opiner en peu de paroles dans le Sénat,
s’ il n’ auoit le pouuoir de soustenir son ads’il n’avait le pouvoir de soutenir son avis
uis par les forces de son esprit & de sonavis par les forces de son esprit et de son
eloquence.D’ ailleurs, ceux contre lesquelséloquence. D’ailleurs, ceux contre lesquels
il y auoit quelque plainte, ou qui estoientil y avait quelque plainte, ou qui étaient
accusez de quelque crime, estoient obliaccusez de quelque crime, étaient obligés
gés de répondre par leur bouche; & pourobligés de répondre par leur bouche; et pour
