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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE LELOQVENCE.DE LELOQUENCE.
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cXeIellee7 eJ. 4ee4ois peoieedio quacXeIellee7 eJ. 4ée4ois peoiedio qua
l’ exercice se treuue en l’ estude des arts &l’exercice se trouve en l’étude des arts et
des sçiences, & qu’ il est impossible d’ acdes sçiences, et qu’il est impossible d’acquérir
querir la cognoissance de tant de choses, sid’acquérir la connaissance de tant de choses, si
hautes & si cachées, sans que la sçience soithautes et si cachées, sans que la sçience soit
accompagnée de la meditation, la meditaaccompagnée de la méditation, la méditation
tion de l’ habitude, & l’ habitude de la forceméditation de l’habitude, et l’habitude de la force
de l’ eloquence.Dont il resulte, que par vnede l’éloquence. Dont il résulte, que par une
méme voye nous aprenons les chosesmême voie nous aprenons les choses
pour nous en seruir, & nous nous en serpour nous en servir, et nous nous en servons
uons aprés que nous les auons apprises.servons après que nous les avons apprises.
Que si quelqu vn treuue ce discours tropQue si quelqu un trouve ce discours trop
obscur, & veut separer la science d’ auecobscur, et veut séparé la science d’avec
l’ exercice, il faut qu’ il accorde que l’ efprit
estant pouruũ & rempli de ces arts & deétant pourvu et rempli de ces arts et de
ces sçiences, a bien plus de dispositionces sçiences, a bien plus de disposition
aux excrcices par lesquels vn Orateur. seaux excrcices par lesquels un Orateur. se
forme à l’ eloquence.Doncques du tempsforme à l’éloquence. Doncques du temps
de nosancestres, quand on vouloit metsde nosances, quand on voulait mets
tre vn jeune homme à la suittedu hartre un jeune homme à la suitedu harreau,
reau, apres qu’ il auoit pris vre bonne dishrreau, après qu’il avait pris re bonne discipline
cipline dans la maison paternelle, & quediscipline dans la maison paternelle, et que
son estude luy auoit donné quelque co ¬son étude lui avait donné quelque coInoillaiice
l’ exercice se treuue en l’ estude des arts &l’exercice se trouve en l’étude des arts et
des sçiences, & qu’ il est impossible d’ acdes sçiences, et qu’il est impossible d’acquérir
querir la cognoissance de tant de choses, sid’acquérir la connaissance de tant de choses, si
hautes & si cachées, sans que la sçience soithautes et si cachées, sans que la sçience soit
accompagnée de la meditation, la meditaaccompagnée de la méditation, la méditation
tion de l’ habitude, & l’ habitude de la forceméditation de l’habitude, et l’habitude de la force
de l’ eloquence.Dont il resulte, que par vnede l’éloquence. Dont il résulte, que par une
méme voye nous aprenons les chosesmême voie nous aprenons les choses
pour nous en seruir, & nous nous en serpour nous en servir, et nous nous en servons
uons aprés que nous les auons apprises.servons après que nous les avons apprises.
Que si quelqu vn treuue ce discours tropQue si quelqu un trouve ce discours trop
obscur, & veut separer la science d’ auecobscur, et veut séparé la science d’avec
l’ exercice, il faut qu’ il accorde que l’ efprit
estant pouruũ & rempli de ces arts & deétant pourvu et rempli de ces arts et de
ces sçiences, a bien plus de dispositionces sçiences, a bien plus de disposition
aux excrcices par lesquels vn Orateur. seaux excrcices par lesquels un Orateur. se
forme à l’ eloquence.Doncques du tempsforme à l’éloquence. Doncques du temps
de nosancestres, quand on vouloit metsde nosances, quand on voulait mets
tre vn jeune homme à la suittedu hartre un jeune homme à la suitedu harreau,
reau, apres qu’ il auoit pris vre bonne dishrreau, après qu’il avait pris re bonne discipline
cipline dans la maison paternelle, & quediscipline dans la maison paternelle, et que
son estude luy auoit donné quelque co ¬son étude lui avait donné quelque coInoillaiice
