← Fiche du document
Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
D’E LELOQVENCE.D’E LELOQUENCE.
peu de personnes qui parlent d’ autre chopeu de personnes qui parlent d’autre chose
se dans leurs maison, & nous nentenchose dans leurs maison, et nous nentendons
dons point d’ autres discours en la bounentendons point d’autres discours en la bouche
che des enfans, lors que nous entronsbouche des enfants, lorsque nous entrons
dans les escolles; mémes c’ est de là que lesdans les éolles; mêmes c’est de là que les
maiftres tirent la pluspart des fables qu’ ilsmaiftres tirent la plupart des fables qu’ils
proposent à leurs auditeurs.Car ce n' estproposent à leurs auditeurs. Car ce n’est
pas par la seuerité d’ vne bonne disciplipas par la sévérité d’une bonne discipline,
ne, ny pour auoir donné de grandes preudiscipline, ni pour avoir donné de grandes preuves
ues de leur suffisance, qu’ ils attirent lapreuves de leur suffisance, qu’ils attirent la
jeunesse à leurs escolles, mais c’ est plustostjeunesse à leurs escolles, mais c’est plutôt
par de brigues honteuses, & par de laspar de brigues honteuses, et par de lâches
ches flateries, dont ils vsent tant enuerslâches flatteres, dont ils usent tant envers
les peres, qu’ enuers les enfans.Ie laisse làles pères, qu’envers les enfants. Je laisse là
les premiers elemens, ou il est veritableles premiers éternelles, ou il est véritable
que l’ on se donne fort peu de peine, &que l’on se donne fort peu de peine, et
ie passe à l’ estude plus serieuse, en laquelje passe à l’étude plus sérieuse, en laquelle
le il me semble que lon ne s’ employe paslaquelle il me semble que lon ne s’emploie pas
assez à la lecture des bons autheurs, à laassez à la lecture des bons auteurs, à la
recherche de l' antiquité, & à la cognoisrecherche de l’antiquité, et à la connaissance
sance des affaires, des hommes, & desconnaissance des affaires, des hommes, et des
temps.Car incontinent on veut aller entemps. Car incontinent on veut aller entendre
tendre ces gens que l’ on nomme Rhe ¬entendre ces gens que l’on nomme Rhéteurs,
se dans leurs maison, & nous nentenchose dans leurs maison, et nous nentendons
dons point d’ autres discours en la bounentendons point d’autres discours en la bouche
che des enfans, lors que nous entronsbouche des enfants, lorsque nous entrons
dans les escolles; mémes c’ est de là que lesdans les éolles; mêmes c’est de là que les
maiftres tirent la pluspart des fables qu’ ilsmaiftres tirent la plupart des fables qu’ils
proposent à leurs auditeurs.Car ce n' estproposent à leurs auditeurs. Car ce n’est
pas par la seuerité d’ vne bonne disciplipas par la sévérité d’une bonne discipline,
ne, ny pour auoir donné de grandes preudiscipline, ni pour avoir donné de grandes preuves
ues de leur suffisance, qu’ ils attirent lapreuves de leur suffisance, qu’ils attirent la
jeunesse à leurs escolles, mais c’ est plustostjeunesse à leurs escolles, mais c’est plutôt
par de brigues honteuses, & par de laspar de brigues honteuses, et par de lâches
ches flateries, dont ils vsent tant enuerslâches flatteres, dont ils usent tant envers
les peres, qu’ enuers les enfans.Ie laisse làles pères, qu’envers les enfants. Je laisse là
les premiers elemens, ou il est veritableles premiers éternelles, ou il est véritable
que l’ on se donne fort peu de peine, &que l’on se donne fort peu de peine, et
ie passe à l’ estude plus serieuse, en laquelje passe à l’étude plus sérieuse, en laquelle
le il me semble que lon ne s’ employe paslaquelle il me semble que lon ne s’emploie pas
assez à la lecture des bons autheurs, à laassez à la lecture des bons auteurs, à la
recherche de l' antiquité, & à la cognoisrecherche de l’antiquité, et à la connaissance
sance des affaires, des hommes, & desconnaissance des affaires, des hommes, et des
temps.Car incontinent on veut aller entemps. Car incontinent on veut aller entendre
tendre ces gens que l’ on nomme Rhe ¬entendre ces gens que l’on nomme Rhéteurs,
K i
