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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE LACGRRVPTTON
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tes dihiiprenioiis 5nresoie de liiauarressortes dihiiprenioiis 5nresoie de liiavarres
instructions dés sa naissance à oüir leursinstructions dès sa naissance à ouïr leurs
contes & leurs folies.Car il n’ y a personcontes et leurs folies. Car il n’y a personne
ne en la maison qui se retienne de malpersonne en la maison qui se retienne de mal
parlet, ou de mal faire en la presence duparlet, ou de mal faire en la présence du
fils de son maistre; & mémes le pere &fils de son maître; et mèmes le père et
la mere naccoustument pas leurs enfansla mère naccoustument pas leurs enfants
à des actions de probité & de modestie,à des actions de probité et de modestie,
mais à la licence & à la débauche.D’ oumais à la licence et à la débauche. D’ou
vient que peu a peu l’ impudence gaigne
leurs esprits, & en suitte le mépris tantleurs esprits, et ensuite le mépris tant
de leurs parens, que des estrangers.Dade leurs parents, que des étrangers. Davantage
uantage il y a de certains vices propres &Davantage il y a de certains vices propres et
particuliers à cette ville, dont il me semparticuliers à cette ville, dont il me semble
ble qu’ ils prennent les habitudes, s’ il fautsemble qu’ils prennent les habitudes, s’il faut
ainsi dire, dans le ventre - de leurs meres;ainsi dire, dans le ventre- de leurs mères;
à sçauoir la passion d’ oüir les comedies,à savoir la passion d’ouïr les comédies,
de voir les combats des gladiateurs, &de voir les combats des gladiateurs, et
les courses des cheuaux; affection si violes courses des chute; affection si violente,
lente, que depuis qu’ elle exerce son emviolente, que depuis qu’elle exerce son empire
pire dans vn esprit, elle y estouffe toutesempire dans un esprit, elle y étouffe toutes
les semences de vertu, & y esteint toutesles semences de vertu, et y éteint toutes
les bonnes inclinations.Toutefois il y a
instructions dés sa naissance à oüir leursinstructions dès sa naissance à ouïr leurs
contes & leurs folies.Car il n’ y a personcontes et leurs folies. Car il n’y a personne
ne en la maison qui se retienne de malpersonne en la maison qui se retienne de mal
parlet, ou de mal faire en la presence duparlet, ou de mal faire en la présence du
fils de son maistre; & mémes le pere &fils de son maître; et mèmes le père et
la mere naccoustument pas leurs enfansla mère naccoustument pas leurs enfants
à des actions de probité & de modestie,à des actions de probité et de modestie,
mais à la licence & à la débauche.D’ oumais à la licence et à la débauche. D’ou
vient que peu a peu l’ impudence gaigne
leurs esprits, & en suitte le mépris tantleurs esprits, et ensuite le mépris tant
de leurs parens, que des estrangers.Dade leurs parents, que des étrangers. Davantage
uantage il y a de certains vices propres &Davantage il y a de certains vices propres et
particuliers à cette ville, dont il me semparticuliers à cette ville, dont il me semble
ble qu’ ils prennent les habitudes, s’ il fautsemble qu’ils prennent les habitudes, s’il faut
ainsi dire, dans le ventre - de leurs meres;ainsi dire, dans le ventre- de leurs mères;
à sçauoir la passion d’ oüir les comedies,à savoir la passion d’ouïr les comédies,
de voir les combats des gladiateurs, &de voir les combats des gladiateurs, et
les courses des cheuaux; affection si violes courses des chute; affection si violente,
lente, que depuis qu’ elle exerce son emviolente, que depuis qu’elle exerce son empire
pire dans vn esprit, elle y estouffe toutesempire dans un esprit, elle y étouffe toutes
les semences de vertu, & y esteint toutesles semences de vertu, et y éteint toutes
les bonnes inclinations.Toutefois il y a
