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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE LA CORRVPIONLELOQUENCE.DE LA CORRVPION
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tre temps, auant qu’ Aper vous eust ofnotre temps, avant qu’Aper vous eût offensé
fensé en blasmant vos ayeuls.Ie ne meoffensé en blasmant vos étude. Je ne me
tiens pas offensé, répondit Messalla, dutiens pas offensé, répondit Messal, du
discours d’ Aper, & il ne faut pas que vousdiscours d’Aper, et il ne faut pas que vous
vous piquiez si vous entendés quelquevous pieds si vous entendez quelque
chose qui ne vous plaise pas; car vous
fçauez que la loy de ces disputes est telle,favez que la loi de ces disputes est telle,
que lon peut dire son sentiment auecque lon peut dire son sentiment avec
toute sorte de franchise, sans donner attoute sorte de franchise, sans donner atteinte
teinte à l’ amitié.Continuez, repartit Maatteinte à l’amitié. Continuez, répartit Maternus,
ternus, de parler des anciens, & vsés de laMaternus, de parler des anciens, et usés de la
liberté ancienne, de laquelle nous auonsliberté ancienne, de laquelle nous avons
plus degeneré, que de la perfection de l’ eplus dégénér, que de la perfection de l’éloquence.
loquence.Les causes que vous cherhez,l’éloquence. Les causes que vous cherhez,
dit Messalla à Maternus, ne sont pas beaudit Messalla à Maténus, ne sont pas beaucohp
cohp cachées, & elles sont assez publiques,beaucohp cachées, et elles sont assez publiques,
pour ne vous estre pas incogneuës, ny àpour ne vous être pas inconnues, ni à
Secundus, & à Aper.Et en effect, vousSecundus, et à Aper. Et en effet, vous
m obligez de vous dire ce que nous rem’obligez de vous dire ce que nous reconnaîtresons
cognoissons tous.Car qui ne sçait quereconnaisons tous. Car qui ne sait que
l’ eloquence & les autres arts ont décheul’éloquence et les autres arts ont décheu
de leur ancienne gloire, non pas à fautede leur ancienne gloire, non pas à faute
d’ auoir rencontré des hommes capablesd’avoir rencontré des hommes capables
fensé en blasmant vos ayeuls.Ie ne meoffensé en blasmant vos étude. Je ne me
tiens pas offensé, répondit Messalla, dutiens pas offensé, répondit Messal, du
discours d’ Aper, & il ne faut pas que vousdiscours d’Aper, et il ne faut pas que vous
vous piquiez si vous entendés quelquevous pieds si vous entendez quelque
chose qui ne vous plaise pas; car vous
fçauez que la loy de ces disputes est telle,favez que la loi de ces disputes est telle,
que lon peut dire son sentiment auecque lon peut dire son sentiment avec
toute sorte de franchise, sans donner attoute sorte de franchise, sans donner atteinte
teinte à l’ amitié.Continuez, repartit Maatteinte à l’amitié. Continuez, répartit Maternus,
ternus, de parler des anciens, & vsés de laMaternus, de parler des anciens, et usés de la
liberté ancienne, de laquelle nous auonsliberté ancienne, de laquelle nous avons
plus degeneré, que de la perfection de l’ eplus dégénér, que de la perfection de l’éloquence.
loquence.Les causes que vous cherhez,l’éloquence. Les causes que vous cherhez,
dit Messalla à Maternus, ne sont pas beaudit Messalla à Maténus, ne sont pas beaucohp
cohp cachées, & elles sont assez publiques,beaucohp cachées, et elles sont assez publiques,
pour ne vous estre pas incogneuës, ny àpour ne vous être pas inconnues, ni à
Secundus, & à Aper.Et en effect, vousSecundus, et à Aper. Et en effet, vous
m obligez de vous dire ce que nous rem’obligez de vous dire ce que nous reconnaîtresons
cognoissons tous.Car qui ne sçait quereconnaisons tous. Car qui ne sait que
l’ eloquence & les autres arts ont décheul’éloquence et les autres arts ont décheu
de leur ancienne gloire, non pas à fautede leur ancienne gloire, non pas à faute
d’ auoir rencontré des hommes capablesd’avoir rencontré des hommes capables
