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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
Sa maniere de s’ expliquer est touteSa manière de s’expliquer est toute
semblable à l’ allure des petits ensemblable à l’allure des petits enfants,
fans, qui ne vont que par secousses;enfants, qui ne vont que par secousses;
& il y paroist vne foiblesse commeet il y paraît une faiblesse comme
au vol des oiseaus qui n’ ont pas
l’ aisle assez forte, & qui n’ Osent enl’ile assez forte, et qui n’Osent encore
core se hazarder que de branche enencore se hasarder que de branche en
branche.En effet vous n’ y voiez
rien d’ estendu, ce ne sont que sensrien d’étendu, ce ne sont que sens
brllez si eourt, qu’ on en est surpris,brllez si ért, qu’on en est surpris,
& tout y va par des contrepointes,et tout y va par des contrepointes,
dont la plus part sont fondées surdont la plus part sont fondées sur
Vn ieu de paroles qui n’ a rien de seUn jeu de paroles qui n’a rien de séieus.
ieus.Il fait souuent des sailliesséieus. Il fait souvent des saillies
violentes, mais c’ est pour se repoviolentes, mais c’est pour se reposer
ser tout aussi tost; ses reprises sontreposer tout aussitôt; ses méprises sont
si frequentes & si subites, qu’ ellessi fréquentes et si subites, qu’elles
nous representent le sauter d’ vnenous représentent le sauter d’une
pie; & il y a si peu de liaison entrepie; et il y a si peu de liaison entre
ses periodes, & souuent en ellesses périodes, et souvent en elles
elmes, que ie ne pense pas queÉ élmes, que je ne pense pas que
cela se puisse assez cxpliquer que
semblable à l’ allure des petits ensemblable à l’allure des petits enfants,
fans, qui ne vont que par secousses;enfants, qui ne vont que par secousses;
& il y paroist vne foiblesse commeet il y paraît une faiblesse comme
au vol des oiseaus qui n’ ont pas
l’ aisle assez forte, & qui n’ Osent enl’ile assez forte, et qui n’Osent encore
core se hazarder que de branche enencore se hasarder que de branche en
branche.En effet vous n’ y voiez
rien d’ estendu, ce ne sont que sensrien d’étendu, ce ne sont que sens
brllez si eourt, qu’ on en est surpris,brllez si ért, qu’on en est surpris,
& tout y va par des contrepointes,et tout y va par des contrepointes,
dont la plus part sont fondées surdont la plus part sont fondées sur
Vn ieu de paroles qui n’ a rien de seUn jeu de paroles qui n’a rien de séieus.
ieus.Il fait souuent des sailliesséieus. Il fait souvent des saillies
violentes, mais c’ est pour se repoviolentes, mais c’est pour se reposer
ser tout aussi tost; ses reprises sontreposer tout aussitôt; ses méprises sont
si frequentes & si subites, qu’ ellessi fréquentes et si subites, qu’elles
nous representent le sauter d’ vnenous représentent le sauter d’une
pie; & il y a si peu de liaison entrepie; et il y a si peu de liaison entre
ses periodes, & souuent en ellesses périodes, et souvent en elles
elmes, que ie ne pense pas queÉ élmes, que je ne pense pas que
cela se puisse assez cxpliquer que
