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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 80 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 80
p. 80 — Gallica (BnF)
mi qu' elle de sa haute eloquenẽe,ennemi qu’elle de sa haute éloigné,
qui ne souffre pas qu’ on s’ arreste qui ne souffre pas qu’on s’arrête à
beaucoup de choses, dont l’ elobeaucoup de choses, dont l’éloquence
quence vulgaire fait de l’ estat; nonl’éloquence vulgaire fait de l’état; non
plus, dit -il, que les grands Statuaiplus, dit-il, que les grands Statuaires
res faisant vn Colosse qui doit estreStatuaires faisant un Colosse qui doit être
la merueille de plusieurs siecles, nela merveille de plusieurs siècles, ne
s' amusent pas toutes les delicatess’amusent pas à toutes les délicatesses
ses que les moindres ouuriers emdélicatesses que les moindres ouuriers emploient
ploient aus petites pieces qu’ ilsemploient aus petites pièces qu’ils
font.Mais pour ce que ces consifont. Mais pour ce que ces considérations
derations sont generales, ie vienconsidérations sont générales, je viendrai
drai au particulier des periodes,viendrai au particulier des périodes,
que ie considererai en leur quantique je considérerai en leur quantité,
té, & en leur qualité.quantité, et en leur qualité.
Vne periode peut pecher dansUne périrode peut pécher dans
la quantité en deus façons, soitla quantité en déus façons, soit
qu’ elle soit trop longue, ou trop
courte.Car si elle s’ estent au delàcourte. Car si elle s’étaient au délà
d' vne iuste lõngueur, il ne se peutd’une juste longtemps, il ne se peut
faire que la construction n’ en defaire que la construction n’en devicnne
uicnne obscure, & difficile, ce quidevicnne obscure, et difficile, ce qui