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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 79 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 79
p. 79 — Gallica (BnF)
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que Philonicus le Dialecticien,
auec Hieronimus le Philosophe,avec Jéononimus le Philosophe,
reprirent Isocrate d’ en auoir vséreprirent Isocrate d’en avoir usé
comme nous venons de dire, aiant
souuẽt contraint sa conception, &souvent contraint sa conception, et
assuietti ses pensées aus nombresassuietti ses pensées aus nombres
d’ vne periode.Car c’ est, disoientd’une période. Car c’est, disaientils,
ils, violer l’ ordre de la nature, quidisaientils, violer l’ordre de la nature, qui
veut que les paroles seruent laveut que les paroles servent à la
sentence, & non pas au contraire,sentence, et non pas au contraire,
où il paroist ie ne sçai quoi indigneoù il parait je ne sais quoi indigne
d’ vn homme serieus.De là vientd’un homme sérieus. De là vient
que les pieces de cét Orateur qu’ ilque les pièces de cet Orateur qu’il
composa les dernieres, dans vncomposa les dernières, dans un
aage de plus grande prudence, sontâge de plus grande prudence, sont
beaucoup meilleures que les aubeaucoup meilleures que les autres,
tres, s’ estant corrigé de ceste vaineautres, s’étant corrigé de cette vaine
curiosité qu’ il auoit euë auparacuriosité qu’il avait eue auparavant,
uant, selon le iugement qu’ en faitauparavant, selon le jugement qu’en fait
Denis d’ Halicarnasse.Et on peut
remarquer dans Longinus, comme
ilnerecognoist 1ien de plus enne ¬ilneréconnat 1ien de plus ennemi