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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 48 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 48
p. 48 — Gallica (BnF)
ce point abuser de son loisir de s’ an’estce point abuser de son loisir de s’astreindre
streindre des choses qui ne fonts’astreindre à des choses qui ne font
que donner de la peie mutiieque donner de la pieie mutiiement,
ment, & n’ y a t’ il pas bien de l’ iniumutiiement, et n’y a-t-il pas bien de l’injustice
stice vouloir obliger les autres l’injustice à vouloir obliger les autres à
des sentimens si peu raisonnables.des sentiments si peu raisonnables.
Cela me fait souuenir d’ vne desCela me fait souvenir d’une des
gayetés de Lucien, quand il repregayétés de Lucien, quand il repre
sente le Sigma de sa langue, se pleisente le Sigma de sa langue, se pleignant
gnant aus voielles, qu’ il establit iupleignant aus voiees, qu’il établi juges
ges de ce different, du tort que luijuges de ce différent, du tort que lui
faisoit le Tau, qui le chassoit viofaisait le Tau, qui le chassait violemment
lemment de la pluspart des dictionsviolemment de la plupart des dictions
Grecques.Et ie me souuiens encoreGrecques. Et je me souviens encore
sur ce suiet de quelques personnes,sur ce sujet de quelques personnes,
qui par vn caprice particulier ontqui par un caprice particulier ont
haĩ de certaines lettres de l' alphahasard de certaines lettres de l’alphabet,
bet, dont ils se sont abstenus en desl’alphabet, dont ils se sont abstenus en des
écrits composez exprez pour téécrits composés exprez pour témoigner
moigner l’ auersion qu’ ils en auoiẽt.témoigner l’aversion qu’ils en avaient.
C’ est de quoi il ne se faut non plus
estonner, que de voir des hommesétonner, que de voir des hommes