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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 38 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 38
p. 38 — Gallica (BnF)
tre elle, il s’ en est trouué d’ autres,contre elle, il s’en est trouvé d’autres,
comme les Academiciens, & lescomme les Academiciens, et les
Teripatetieiciis, quieii olt lait desTeripatetieiciis, quiénii olt lait dégrand
grand estat.Il s’ en faut tant qu’ il ydégrand état. Il s’en faut tant qu’il y
ait de la repugnance entre la Phiait de la répugnance entre la Philosophie
losophie & la Rhetorique, que lesPhilosophie et la Rhétorique, que les
plus celebres Orateurs ont reconuplus célèbres Orateurs ont réconu
la sagesse pour le principal fondela sagesse pour le principal fondemêt
mêt du bien dire, & que la Philosofondemêt du bien dire, et que la Philosophie
phie estoit la mere comune de touPhilosophie était la mère comune de toutes
tes les belles paroles, aussi bien quetoutes les belles paroles, aussi bien que
de toutes les bonnes actions.C’ est
pourquoi les anciens ne receuoiétpourquoi les anciens ne reçuoiét
personne dans les classes des Rhepersonne dans les classes des Rhéteurs,
teurs, qui n’ eust passé par celle desRhéteurs, qui n’eût passé par celle des
Philosophes, & dont l’ esprit, dit lePhilosophes, et dont l’esprit, dit le
Sophiste Theon, ne fust desia affer ¬ inpreœm.Sophiste Théon, ne fût déjà afferu inpreœm.
mi par le poids des sentences, qui
deuoient seruir d’ ornement sondevaient servir d’ornement à son
discours.Ciceron pose pour prediscours. Cicéron pose pour première
miere maxime dans son parfaitpremière maxime dans son parfait
Qrateur, qu’ il est impossible d’ estreQuateur, qu’il est impossible d’être