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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 23 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 23
p. 23 — Gallica (BnF)
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sequent si nos pensées sont biensequent si nos pensées sont bien
conceuës, & si nostre langage estconçèdes, et si notre langage est
eloquent, ce que nous escrirons leéloquent, ce que nous écrivrons le
sera de mesme, n’ y pouuant auoirsera de même, n’y pouvant avoir
de difference autre, qu’ aceidentelde différence autre, qu’aceidentelle
le en ce qui touche les petites cirqu’aceidentelle en ce qui touche les petites circonstances
constances qui accompagnent l’ acirconstances qui accompagnent l’action.
ction.Mais ce n’ est pas assez d’ aL’action. Mais ce n’est pas assez d’avoir
uoir remarqué que ie me restreind’avoir remarqué que je me rêtreindrai
drai dans l’ Eloquence des liures,rêtreindrai dans l’Éloquence des livres,
1’ adiouste qu’ au lieu de suiure le1 ajoute qu’au lieu de suivre le
train des Escholes, qui me menetrain des Éscholes, qui me menerait
roit plus loin que ie ne veus aller, ieménerait plus loin que je ne veux aller, je
reduirai tout ce que i’ ai dire surreduirai tout ce que j’ai à dire sur
ce suiet sous trois principaus artice sujet sous trois principaus articles.
cles.Le premier sera des mots, ouarticles. Le premier sera des mots, ou
dictions nuës, dont le corps de nodictions nues, dont le corps de notre
stre langue est composé.Le secondnotre langue est composé. Le second
des periodes, qui se font de cesdes périodes, qui se font de ces
mots assemblez pour expliquermots assembléés pour expliquer
quelque conception.Et le troisiesquelque conception. Et le troisième
me de ce qui concerne vne piecetroisième de ce qui concerne une pièce