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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 22 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 22
p. 22 — Gallica (BnF)
mettre la main la plume.Tantà mettre la main à la plume. Tant
y a que laissant aus maistres de l’ arty a que laissant aus maîtres de l’art
(oue ee quiiegarde eertecioquen(oueée quiigarde éétecioquen
ce du corps, comme l' appelle Cice du corps, comme l’appelle Cicéron,
ceron, qui consiste au geste, la isoraCiceron, qui consiste au gête, à la isoravais,
vois, & au mouuement de touteisoravais, et au mouvement de toute
la personne, ie ne traitterai icy quela personne, je ne traiter ici que
de ceste autre eloquence muette,de cette autre éloquence muette,
& priuée de toute action, qui semet priuée de toute action, qui semble
ble estre par là beaucoup inferieusemble être par là beaucoup inféririe
re la premiere, bien qu’ en effetinfériure à la première, bien qu’en effet
ce ne soit essentiellement qu’ vnece ne soit essentiellement qu’une
mesme eloquence, & que suiuantmême éloquence, et que suivant
l’ opinion de Quintilien le bien cap.no.
parler & le bien escrire ne soient, siparler et le bien écrire ne soient, si
on y prent garde, qu’ vne mesmeon y prend garde, qu’une même
chose.Car comme la parole est
l’ image de nostre discours intel’image de notre discours interieur,
rieur, d’ où vient que les Grecs exinterieur, d’où vient que les Grecs expliquent
pliquent l’ vn & l’ autre par vn mes ¬ Ay.expliquent l’un et l’autre par un mesAi.
me mot, nos escrits nous repreme mot, nos écrits nous reprelentent
lentent tous les deus; & par consreprelentent tous les dus; et par cons