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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 209 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 209
p. 209 — Gallica (BnF)
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mesme pensée d’ vne autre façon,même pensée d’une autre façon,
quand il dit que comme plusieurs
colonies d’ hommes auoient estécolonies d’hommes avaient été
tirées de la ville d’ Athenes, il n’ etirées de la ville d’Athène, il n’était
stoit pas moins parti de coloniesn’était pas moins parti de colonies
d’ Orateurs de la seule classe d’ lsod’Orateurs de la seule classe d’lsocrate.
crate.Et c’ est sans doute qu’ on ned’lsocrate. Et c’est sans doute qu’on ne
sçauroit arriuer l’ Eloquence parsaurait arriver à l’éloquence par
vne voye plus courte, ni plus seuune voie plus courte, ni plus sûre,
re, que par celle des regles de l’ art,sûre, que par celle des règles de l’art,
dont ce grand homme & ses semdont ce grand homme et ses semblables
blables nous ont fait des leçons,semblables nous ont fait des leçons,
pourueu que ce soit auec la modepourvu que ce soit avec la modération
ration qu’ eus mesmes nous ontmodération qu’eus mêmes nous ont
prescritte, & que nous y apportionsprescritte, et que nous y apportions
le temperament que nous auonsle tempérament que nous avons
dit. le remarquerai sur le suiet dedit. le remarquerai sur le sujet de
Cap. 5.Ceste comparaison, que LonginusCap. 5. Cette comparaison, que Longinus
en condamne vne de Timée touteen condamne une de Timée toute
semblable, que ie n’ ai iamais creusemblable, que je n’ai jamais cru
deuoir estre prise pour froide comdevoir être prise pour froide comme
me Longinus la nomme, ni meri ¬comme Longinus la nomme, ni mériter