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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems
nous auons encore plus degenerénous avons encore plus dégénéré
que de leur eloquence) nous seronsque de leur éloquence) nous serons
contrains d’ auoüer que nous n’ acontrains d’avouer que nous n’avons
uons point de modele chez nous àn’avons point de modèle chez nous à
donner, qui puisse representer cestedonner, qui puisse représenter cette
parfaite forme de bien dire dont
nous traittons.Ce n’ est pas qu’ onnous traitons. Ce n’est pas qu’on
n’ vse auiourd’ hui d’ vn chois tresn’us aujourd’hui d’un ois trèsexquis
exquis de belles dictions, & que l’ arttrèsexquis de belles dictions, et que l’art
de bien tourner vne periode ne soitde bien tourner une période ne soit
arriué au plus haut point de fa perarrivé au plus haut point de fa perfection,
fection, selon nos coniectures preperfection, selon nos conjectures précédentes.
cedentes.Mais pour ce que l’ eloprécédents. Mais pour ce que l’éloquence
quence demande quelque chosel’éloquence demande quelque chose
de plus que tout cela, comme nous
auons aussi desia remarqué, ie conavons aussi remarqué, je confesse
fesse que ie ferois conscience d' éconfesse que je ferais conscience d’égaler
galer aucun de nos Orateurs à cesd’égaler aucun de nos Orateurs à ces
vieus Grecs & Romains, qui ontvieus Grecs et Romains, qui ont
conioint la grandeur des penséesquoique la grandeur des pensées
à la beauté du discours, & vne con ¬ aeoas.à la beauté du discours, et une conduit aéoas.
noissance parfaite des sciences ànoissance parfaite des sciences à
que de leur eloquence) nous seronsque de leur éloquence) nous serons
contrains d’ auoüer que nous n’ acontrains d’avouer que nous n’avons
uons point de modele chez nous àn’avons point de modèle chez nous à
donner, qui puisse representer cestedonner, qui puisse représenter cette
parfaite forme de bien dire dont
nous traittons.Ce n’ est pas qu’ onnous traitons. Ce n’est pas qu’on
n’ vse auiourd’ hui d’ vn chois tresn’us aujourd’hui d’un ois trèsexquis
exquis de belles dictions, & que l’ arttrèsexquis de belles dictions, et que l’art
de bien tourner vne periode ne soitde bien tourner une période ne soit
arriué au plus haut point de fa perarrivé au plus haut point de fa perfection,
fection, selon nos coniectures preperfection, selon nos conjectures précédentes.
cedentes.Mais pour ce que l’ eloprécédents. Mais pour ce que l’éloquence
quence demande quelque chosel’éloquence demande quelque chose
de plus que tout cela, comme nous
auons aussi desia remarqué, ie conavons aussi remarqué, je confesse
fesse que ie ferois conscience d' éconfesse que je ferais conscience d’égaler
galer aucun de nos Orateurs à cesd’égaler aucun de nos Orateurs à ces
vieus Grecs & Romains, qui ontvieus Grecs et Romains, qui ont
conioint la grandeur des penséesquoique la grandeur des pensées
à la beauté du discours, & vne con ¬ aeoas.à la beauté du discours, et une conduit aéoas.
noissance parfaite des sciences ànoissance parfaite des sciences à
