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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 169 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 169
p. 169 — Gallica (BnF)
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iamais de quelque air particulierjamais de quelque air particulier
qui les distingue.Nous pouuonsqui les distingue. Nous pouvons
faire election de celui des trois cafaire élection de celui des trois caractères
racteres qui nous agrée le plus,caractères qui nous agrée le plus,
pour ce qu’ ils dependent de l’ artpour ce qu’ils dépendent de l’art
absolument; au lieu que c’ est la naabsolument; au lieu que c’est la nature
ture qui nous forme le stile, d’ oùnature qui nous forme le style, d’où
vient qu’ on ne iuge pas moins revient qu’on ne juge pas moins régulierment
gulierement des mœurs d’ vn homrégulierment des mœurs d’un homme
me par son stile, que par ce qui dehomme par son style, que par ce qui dépend
pend de la Physionomie.Enfin cedépend de la Phisionomie. Enfin ce
sont choses si peu semblables, qu’sont choses si peu semblables, qu’encore
encore que beaucoup d' Escriuainsqu’encore que beaucoup d’Écritures
aient conuenu d' vn mesme caraaient convenu d’un même caractère,
ctere, comme dans ces belles nuictscaractère, comme dans ces belles nuits
Attiques Pacuuius, Vlysse, & CarAttiques Pacvuius, Vlysse, et Carneades
neades du grand; Terence, NestorCarneades du grand; Térence, Nétor
& Diogene du moindre; Lucilius,et Diogène du moindre; Lucilius,
Menelaus, & Critolaus du medioMénélaus, et Critolaus du médiocre;
cre; ils ont tous eu pourtant leurmédiocre; ils ont tous eu pourtant leur
stile a part, & chacun d’ eus a retestyle a part, et chacun d’eus a retenu
nu sa façon d’ écrire conforme auretenu sa façon d’écrire conforme au