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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 166 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 166
p. 166 — Gallica (BnF)
d’ autruy.A quoi neanmoins ond’autrui. A quoi néanmoins on
pourroit répondre, que la generapourrait répondre, que la génération
tion le fait pas cie detiolr léonggénération le fait pas cie détiolr léonmune
mune dans tous les ordres de laléonmune dans tous les ordres de la
nature, qu’ il n’ y a pas lieu de faire
tant de cas d’ vne chose si facile; autant de cas d’une chose si facile; au
lieu que c’ est vn miracle de resuscilieu que c’est un miracle de ressusciter
ter les morts en les faisant parler deresusciter les morts en les faisant parler de
telle sorte, que comme on a dit dans
la Religion que les ossemens auoiétla Religion que les ossements ooiét
opere plus de merueilles que lesopère plus de merveilles que les
corps animez, on peut soustenircorps animez, on peut soutenir
de mesme dans la Rhetorique, quede même dans la Rhétorique, que
ceus qui ne sont plus ont beaucoup
plus de forces nous persuader, queplus de forces à nous persuader, que
n’ en ont les viuans.Tant y a quen’en ont les vivants. Tant y a que
nous voions dans ce beau dialogue
des plus illustres Orateurs de Rodes plus illustres Orateurs de Rome,
me, qu’ ils ne croioient pas que leurRome, qu’ils ne croiaient pas que leur
cloquence peust estre corrompuëcloquence pût être corrompue
par des citations, le discours d’ Apar des citations, le discours d’Aper
per nous apprenant qu’ on desiroitd’Aper nous apprenant qu’on désirait