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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 165 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 165
p. 165 — Gallica (BnF)
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uoüe qu’ vn tel trauail ne pourroirj’avoue qu’un tel travaill ne pourroir
pas passer pour vne piece d’ elopas passer pour une pièce d’éloquence.
quence. ll y a dela reterde, de querd’éloquence. ll y a déla retrde, de quer
que bien - seance obseruer en cela.que bienséance à observer en cela.
Ce qui n’ empesche pas que comCe qui n’empêche pas que comme
me beaucoup de personnes pecomme beaucoup de personnes péchent
chent en l’ vsage immoderé des allepéchent en l’usage immodéré des allégatsion,
gatiõs, il n’ y en ait assez d’ autres riallégatsion, il n’y en ait assez d’autres ridicules
dicules dans vne sotte affectatio deridicules dans une sotte affectatio de
ne citer iamais personne, & de prẽne citer jamais personne, et de prendre
dre tout chez eus; semblables cétprendre tout chez eus; semblables à cet
Hippias Elien, qui se vantoit badiHippias Élien, qui se vantait badinement
nement de ne rien porter que sesbadinement de ne rien porter que ses
mains n’ eussent fait.Car i’ attribuëmains n’eussent fait. Car j’attribue
facilement ceste vanité le grandfacilement à cette vanité le grand
mépris que quelques vns font demépris que quelques uns font de
toute sorte d’ authoritez, pour motoute sorte d’autorités, pour môtrer
strer qu’ ils ne produisent rien quemôtrer qu’ils ne produisent rien que
d’ eus mesmes, que les belles pend’eus mêmes, que les belles pensécs
sécs sortent de leur teste, commepensécs sortent de leur tête, comme
Pallas de celle de Iupiter, & qu’ ilsPals de celle de Jupiter, et qu’ils
cngendrent comme lui sans l’ aide