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GrandSiècle
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Considérations sur l'éloquence françoise de ce tems

LIV0020 · page 129 / 226 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 129
p. 129 — Gallica (BnF)
core que l’ Orateur vise tousiours qu’encore que l’Orateur vise toujours à
la perfection, son eloquence neanla perfection, son éloquence néanmoins
moins doit estie seinereuie, ce nesnéanmoins doit étie seinereuie, ce nes
pas seruile, ni assuiettie aus moinpas servile, ni assuiettie auxs moindres
dres choses.Pline le ieune disoitmoindres choses. Pline le jeune disait
d’ vn Declamateur de son tems, fortd’un Déclamateur de son temps, fort
correct la verité, mais qui pour secorrect à la vérité, mais qui pour se
tenir trop dans les regles, ne s’ esletenir trop dans les règles, ne s’élevait
uoit iamais iusques au genre sublis’élevait jamais jusqu au genre sublime
me de l’ oraison, qu’ il ne pechoitsublime de l’oraison, qu’il ne péchait
qu’ en vne chose, de ne commettrequ’en une chose, de ne commettre
1amais aucune faute.C’ est aussi ce
qui faisoit prononcer hardiment qui faisait prononcer hardiment à
Quintilien, qu’ il ne sçauoit lequelQuintilien, qu’il ne savait lequel
estoit le plus contraire l’ eloquenétait le plus contraire à l’éloquence
ce d’ vn trop grand soin, ou d’ vnel’éloquence d’un trop grand soin, ou d’une
trop grande negligence.Et latrop grande négligence. Et à la
verité l’ Orateur aussi bien que levérité l’Orateur aussi bien que le
Preteur des luriseonsultes mépriPreteur des luriseonsultes méprise
se les petites occupations.C’ est vnméprise les petites occupations. C’est un
Hercule qui considere les chosesHercule qui considère les choses
basses comme des Pigmées indi ¬basses comme des Pigmées indignes
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