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GrandSiècle
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Lettres touchant... la langue françoise

LIV0019 · page 113 / 129 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 113
p. 113 — Gallica (BnF)
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che tres - gentiment qu’ ils sont aliereproche trèsgentiment qu’ils sont alieni
ni sermonis moit, tt tnterpettalort,, quiJE sermonis moit,tt
dum caute & expedite loqui volunt, in
fantißimi reperiuntur. Nam dum me
tuunt in dicendo ne quid ambiguum di
cant, nomen suum pronunciare non pos
sunt. Il ne faut donc pas estre si e
Xact aux moindres equiuoques, nyXact aux moindres équivoques, ni
condamner des elocutions commecondamner des élocutions comme
mauuaises, sur ce pretexte qu’ lesmauvaises, sur ce prétexte qu’à les
prendre d’ vn autre biais que n’ a faitprendre d’un autre biais que n’a fait
celuy qui s’ en sert, on leur pourcelui qui s’en sert, on leur pourrait
roit donner vn sens different dupourrait donner un sens différent du
sien.Ie sçay bien que Zenon disien. Je sais bien que Zénon disait
soit qu’ il y auoit fnoins d’ inconuedisait qu’il y avait fnoins d’inconvenient
nient broncher du pied que ded’inconvenient à broncher du pied que de
la langue; mais il parloit en Phila langue; mais il parlait en Philosophe,
losophe, & ne songeoit alors Philosophe, et ne songeait alors à
rien moins qu’ faire le Grammairien moins qu’à faire le Grammairien.
rien.En verité il n’ y a rien de plusGrammairien. En vérité il n’y a rien de plus
ennemy des productions ingenieu ¬ennemi des productions ingénieuses,