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GrandSiècle
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Lettres touchant... la langue françoise

LIV0019 · page 11 / 129 · voir sur Gallica
Fac-similé de la page 11
p. 11 — Gallica (BnF)
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me motif ie vous donne auis, qu’ ilmême motif je vous donne avis, qu’il
ne faut pas prendre ses sentimensne faut pas prendre ses sentiments
particuliers pour ceux d’ vne Comparticuliers pour ceux d’une Compagnie,
pagnie, qui ne peut estre 1aCompagnie, qui ne peut être 1amais
mais trop estimée.Ie vous le dis1amais trop estimée. Je vous le dis
sans flaterie, & vous proteste quesans flatter, et vous proteste que
depuis son establissement i’ ay veûdepuis son établissement j’ai vu
fort peu de personnes qui en parfort peu de personnes qui en parlassent
lassent auec mespris, puisque rienparlassent avec mépris, puisque rien
ne l’ esuite auiourd’ huy, qui nene l’esuite aujourd’hui, qui ne
fussent infiniment au dessous du
merite de ceux qui la composent,mérite de ceux qui la composent,
pour ce qui touche le bel vsage depour ce qui touche le bel usage de
nostre Langue.Si les regles de cétnotre Langue. Si les règles de cet
Autheur venoient donc de si bonAuteur venaient donc de si bonne
ne part, ie vous exhorterois lesbonne part, je vous horterrais à les
respecter comme des Oracles, &respecter comme des Oracles, et
pour moy ie ferois gloire d’ y depour moi je ferais gloire d’y déferer
ferer en me retractant, encore quedéferer en me retractant, encore que
1e ne creusse pas faire en cela vne1e ne crusse pas faire en cela une
action heroïque comme il la nom ¬action héroïque comme il la nomme.