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Dialogue des causes de la corruption de l'éloquence
DE L'ELOQENCE.DE L’ÉLOQUEECE.
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cl 13 dgrelfoils. 44a de la pellne à secl 13 dgrelfoils. 44a de la pellne à seémouoir,
mouuoir, il s’ échauffe rarement, il a peu deseémoir, il s’échauffe rarement, il a peu de
1aisonnemens qui soient propres à son su1aisonnéments qui soient propres à son sujet
jct; & ce qu’ ils ont de lumiere, se perdsupplice; et ce qu’ils ont de lumière, se perd
dedãs l’ ombre qui l’ accompagne.Ce sontDans l’ombre qui l’accompagne. Ce sont
des pieccs dont on ne peut rien tirer pour
faire son profit, & qui ressemblent a cesfaire son profit, et qui ressemblent à ces
bastimens grossiers, ou les murailles sontbâtiment grossiers, ou les murailles sont
à la verité fortes & de longue durée, maisà la vérité fortes et de longue durée, mais
elles ne sont pas assez polies, & n' ont auelles ne sont pas assez polies, et n’ont aucun
cun ornement qui leur donne de l’ éclat.aucun ornement qui leur donne de l’éclat.
Demoy, ie veux qu vn Orateur, à l' exemDemoi, je veux qu un Orateur, à l’exemple
ple d’ vn pere de famille riehe & accoml’exemple d’un père de famille riehe et accommodé,
modé, ayt vne maison non feulement quiaccommodé, ait une maison non feulement qui
le desfende des vents & de l’ orage, maisle défense des vents et de l’orage, mais
aussi qui luy resioüisse la veuë; qu’ il neaussi qui lui réjouisse la vue; qu’il ne
foit pas seulement fourn des meubles
necessaires à son vsago, mais qu’ il ayt aussinécessaires à son vsago, mais qu’il ait aussi
de l’ or & des pierreries, qu’ il puisse made l’or et des pierreries, qu’il puisse manier
nier & considerer toutes les fois qu’ il voumanier et considérer toutes les fois qu’il voudra;
dra; qu’ il ne se serue point de mots vieuxvoudra; qu’il ne se serve point de mots vieux
& enroüillez; qu’ il rejette ceux qui ne sonret enrouillés; qu’il rejete ceux qui ne sonr
plus receus, & qui se sentent de la rudes ¬plus reçus, et qui se sentent de la rudes1e
mouuoir, il s’ échauffe rarement, il a peu deseémoir, il s’échauffe rarement, il a peu de
1aisonnemens qui soient propres à son su1aisonnéments qui soient propres à son sujet
jct; & ce qu’ ils ont de lumiere, se perdsupplice; et ce qu’ils ont de lumière, se perd
dedãs l’ ombre qui l’ accompagne.Ce sontDans l’ombre qui l’accompagne. Ce sont
des pieccs dont on ne peut rien tirer pour
faire son profit, & qui ressemblent a cesfaire son profit, et qui ressemblent à ces
bastimens grossiers, ou les murailles sontbâtiment grossiers, ou les murailles sont
à la verité fortes & de longue durée, maisà la vérité fortes et de longue durée, mais
elles ne sont pas assez polies, & n' ont auelles ne sont pas assez polies, et n’ont aucun
cun ornement qui leur donne de l’ éclat.aucun ornement qui leur donne de l’éclat.
Demoy, ie veux qu vn Orateur, à l' exemDemoi, je veux qu un Orateur, à l’exemple
ple d’ vn pere de famille riehe & accoml’exemple d’un père de famille riehe et accommodé,
modé, ayt vne maison non feulement quiaccommodé, ait une maison non feulement qui
le desfende des vents & de l’ orage, maisle défense des vents et de l’orage, mais
aussi qui luy resioüisse la veuë; qu’ il neaussi qui lui réjouisse la vue; qu’il ne
foit pas seulement fourn des meubles
necessaires à son vsago, mais qu’ il ayt aussinécessaires à son vsago, mais qu’il ait aussi
de l’ or & des pierreries, qu’ il puisse made l’or et des pierreries, qu’il puisse manier
nier & considerer toutes les fois qu’ il voumanier et considérer toutes les fois qu’il voudra;
dra; qu’ il ne se serue point de mots vieuxvoudra; qu’il ne se serve point de mots vieux
& enroüillez; qu’ il rejette ceux qui ne sonret enrouillés; qu’il rejete ceux qui ne sonr
plus receus, & qui se sentent de la rudes ¬plus reçus, et qui se sentent de la rudes1e
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